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lundi 21 mai 12 -
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Incontinence anale
Prévention

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Comment se manifeste l’incontinence anale?

 

L’incontinence anale peut se voir à tous les degrés ; sa sévérité n’a pas de lien direct avec sa tolérance : une incontinence anale limitée aux gaz peut être plus mal vécue qu’une incontinence anale plus sévère. Elle est dite sévère lorsqu’il existe une fuite involontaire de selles au moins une fois par semaine.
Elle a plusieurs modes d’installation qui peuvent se combiner :

 

- par regorgement : lorsque le rectum est toujours plein et ne peut plus assurer la rétention des matières. Cela survient dans un contexte de constipation ancienne et de difficultés d’évacuation rectale (dyschésie). Les médicaments constipants (neuroleptiques, morphiniques), un fécalome provoquent ce type d’incontinence par regorgement ; ainsi que la diminution de la sensibilité rectale en cas de mégarectum, de diabète, de sclérodermie ou de lésion médullaire…

 

- par diminution de la capacité rectale : cela se voit lors des maladies digestives comme la rectocolite hémorragique, après la chirurgie colorectale (cure d’hémorroïdes) ou après une radiothérapie pelvienne (cancer de prostate par exemple). Des habitudes digestives avec des selles fréquentes et de petit volume, des besoins rapidement urgents alors que l’anus n’est pas sous pression, finissent par désapprendre une distension normale du rectum, qui devient intolérant à la réplétion alors que tout est normal par ailleurs. Un contexte psychologique particulier n’est pas exclu.

 

- par fuites passives inconscientes : chez des patients aux antécédents chirurgicaux locaux  (fissure anale), ou bien dans des maladies générales comme la sclérodermie et le diabète qui lèsent la commande nerveuse autonome du sphincter interne (involontaire).

 

- par impériosité active, où les besoins sont urgents avec une retenue très courte.  La maîtrise anale est faible ou absente. Une incontinence urinaire est fréquemment associée. Les causes en sont « classiques » : lésions dues à la grossesse et/ou l’accouchement, chirurgie proctologique (périnéale), lésions musculaires et nerveuses traumatiques (syndrome de la queue de cheval).


Avec quoi ne pas confondre ?

 

Avec une diarrhée vraie, aiguë ou chronique. D’autant plus que le patient masque l’incontinence en évoquant de simples diarrhées, et minimise les symptômes dont il a honte.
Le maître mot reste donc l’exactitude des renseignements fournis par le patient, au-delà de la honte et de la confusion.


Peut-on prévenir l’incontinence anale ?

 

On peut lutter contre la constipation par la modification des habitudes nutritionnelles (introduction de fibres et hydratation accrue), parfois avec un traitement accélérateur de transit prescrit par le médecin généraliste, le gastro-entérologue.
Une grande prévention est d’éviter les traumatismes du périnée, qu’ils soient obstétricaux (forceps), sportifs, ou sexuels. « Il est parfois légitime de discuter l’indication d’un accouchement par césarienne en vue de préserver l’anus » déclare le Dr Laurent Abramowitz, proctologue spécialiste de l’incontinence anale.
Avec l’avance en âge, il faut éviter les augmentations brutales de pression dans le ventre : vomissements, toux, efforts de portée... et songer à la rééducation périnéale précoce.

 


 


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à retenir



L’incontinence anale est sous-estimée et longtemps cachée. 350.000 personnes souffrent en France d’une incontinence fécale hebdomadaire (dite sévère). Les femmes sont majoritairement concernées en raison du traumatisme que représentent les grossesses et les accouchements : 40% d’entre elles souffrent d’une incontinence mixte, urinaire et anale (Association Française d’Urologie, 2006).

 


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.