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lundi 21 mai 12 -
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Incontinence anale
Préparer sa consultation

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À quel moment consulter ?

 

Dès que l’incontinence apparaît hors d’une situation explicable et transitoire telle que, par exemple, une diarrhée brutale et profuse du touriste.


Comment préparer la consultation ?

 

Le calendrier des selles répertorie quotidiennement le nombre de selles et les épisodes d’incontinence avec les circonstances les accompagnant : l’incontinence d’urine au premier chef. Il permet au médecin d’apprécier la sévérité de la situation.
On rassemble les antécédents obstétricaux (grossesses et accouchements difficiles) et chirurgicaux (comptes-rendus d’opération).


Que fait le médecin ?

 

Il apprécie la nature de l’incontinence et son étendue (anale et urinaire par exemple) avec un examen physique complet comportant un toucher rectal, et vaginal chez les femmes.
Il recherche une maladie causale, des habitudes néfastes : alimentation constipante, sédentarité favorisant le fécalome, médicaments favorisant la constipation.
Il apprécie aussi le retentissement sur la qualité de vie, afin de mesurer le handicap.

 

L’expert gastro-entérologue, proctologue, est aussi amené à donner son avis. Il fait des tests de pression pour évaluer les déséquilibres locaux (manométrie et électrophysiologie). Il complète le bilan par une échographie (généralement endo-rectale). L’IRM dimensionnelle ne fait pas encore concurrence à la défécographie de référence, examen qui n’est pratiqué qu’en perspective d’une intervention chirurgicale.

 

La prise en charge de l’incontinence anale repose sur l’hygiène digestive (régime anti-constipation ou au contraire ralentisseur des selles) et la rééducation périnéale lorsque le problème est fonctionnel. Les tampons anaux sont palliatifs et remboursés ; ils permettent de ne plus craindre une fuite intempestive.


Les causes curables d’incontinence sont prises en charge par le chirurgien lorsque le risque est bien maîtrisé : réfection du périnée, par exemple, après un accouchement délabrant avec la cure éventuelle d’une descente d’organes (prolapsus).

 

La stimulation électrique des nerfs de l’anus (neuromodulation, ou stimulation transcutanée) est réservée aux incontinences sévères chez des patients testés comme bons répondeurs.

 

Les sphincters anaux artificiels sont encore grevés d’un fort taux d’échecs imposant leur retrait à terme (un sur deux, Wong, 2002).

En dernier recours, un anus artificiel (stomie = ouverture à la peau, ici une colostomie) concerne les malades très handicapés, fortement motivés, car sa maintenance est astreignante. Mais, bien gérée, la stomie se révèle souvent plus confortable socio-professionnellement que les fuites intempestives.


Date :

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à retenir



L’incontinence anale est sous-estimée et longtemps cachée. 350.000 personnes souffrent en France d’une incontinence fécale hebdomadaire (dite sévère). Les femmes sont majoritairement concernées en raison du traumatisme que représentent les grossesses et les accouchements : 40% d’entre elles souffrent d’une incontinence mixte, urinaire et anale (Association Française d’Urologie, 2006).

 


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.