À quel moment consulter ?
Une augmentation brutale et importante de la pression artérielle est une urgence si elle s’accompagne de symptômes alarmants : maux de tête violents, vomissements, douleur dans la poitrine, baisse de la vue, difficultés à respirer…
En dehors de ce cas, la vérification régulière de la pression artérielle permet la découverte d’une hypertension (médecine du travail, automesure tensionnelle à domicile ou chez le pharmacien). La consultation du médecin dans les jours qui suivent (le jour même en cas de grossesse) pour faire le point.
Que fait le médecin ?
Il vérifie qu’il s’agit bien d’une hypertension artérielle permanente lors d’au moins trois consultations. Il fait un premier bilan du retentissement de cette hypertension : électrocardiogramme, prise de sang, examen d’urine, fond d’oeil.
Une hypertension artérielle secondaire à une cause précise (sténose de l’artère rénale, intoxication à la réglisse) est traitée par la suppression de celle-ci.
Lorsqu’elle est essentielle, le médecin choisit un traitement en fonction de l’âge, de l’état de santé, des antécédents familiaux et du mode de vie. Son objectif est de faire baisser la tension artérielle en dessous de 140/90 (130/80 mmHg en cas de diabète ou d’insuffisance rénale associée).
Le traitement comporte toujours :
• des mesures hygiéno-diététiques : limitation de la consommation de sel, d’alcool et de graisses saturées (origine animale), au moins 5 fruits et légumes par jour, activité physique régulière et adaptée,
• la correction des autres facteurs de risque cardiovasculaire : arrêt du tabac, traitement d’un diabète ou d’un cholestérol élevé, réduction du poids…
Si nécessaire, le médecin ajoute un ou plusieurs médicaments antihypertenseurs : en 2010, 45% des traitements antihypertenseurs ne comportaient qu’un médicament et 62% un seul comprimé (Enquête FLAHS 2010, CFLHTA).
Comment préparer ma prochaine consultation ?
Le médecin peut demander à ce que l’on contrôle la pression artérielle à domicile (automesure tensionnelle) dans l’intervalle de deux consultations. C’est un bon moyen de savoir si le traitement est suffisamment efficace (un tiers seulement des hypertendus traités !).
On peut aussi noter les éventuels effets secondaires des médicaments antihypertenseurs, et notamment la possible chute de tension qui se manifeste par un étourdissement au passage de la position couchée, ou assise, à la position debout (hypotension orthostatique).
*Sources:
CFLHTA – Kantar Health : étude FLAHS 2011.
Rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé 2011
Hypertension artérielle et facteurs de risque associés, nouvelle étude de l’Assurance Maladie sur les évolutions entre 2000 et 2006 Cnamts, Point d’information mensuel, octobre 2007
Hypertension artérielle, une histoire de famille, Comité français de lutte contre l’hypertension artérielle, 2007
CFLHTA - Estimation du nombre des sujets traités pour une hypertension, un diabète ou une hyperlipidémie en France : étude FLAHS 2002.
Prise en charge des patients adultes atteints d’hypertension artérielle essentielle, Actualisation 2005, Recommandations professionnelles, Haute autorité de santé, juillet 2005
Enquête French league against hypertension survey (FLAHS) 2007, TNS Sofres - Comité français de lutte contre l’hypertension artérielle, juillet 2007
L’hypertension artérielle, Fiche technique, Comité d’éducation sanitaire et sociale de la pharmacie française, Ordre national des Pharmaciens, janvier 2006
Principales causes de décès en 2005, Insee / Inserm - Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès, mai 2008
Mise à jour par le Dr Sophie Duméry - Janvier 2012