Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
Il ne s’agit pas d’un simple trait de caractère mais d’une vraie maladie (durable) du comportement. Il ne s’agit pas non plus d’un retard mental, ces enfants étant souvent plutôt intelligents.
Un diagnostic de TDAH ne peut être établi à partir de simples soupçons ou observations de l’entourage. Il doit être posé par des professionnels de santé à partir d’un bilan neurologique et/ou pédopsychiatrique. Ce bilan utilise l’observation de l’enfant et l’utilisation d’échelles d’évaluation standardisée.
À quel moment consulter ?
Dès que la situation dure pendant plus de six mois, c’est la référence : elle met les nerfs des parents en pelote et fait souffrir l’enfant autant que l’entourage. Il faut que ces troubles comportent à la fois des éléments d’inattention, d’hyperactivité et d’impulsivité.
Si le diagnostic est confirmé, un certain nombre de mesures pourront alors être prises qui permettront alors à l’enfant de surmonter son handicap pour atteindre le développement optimal de ses capacités intellectuelles, affectives et sociales.
Comment préparer la consultation avec le médecin ?
Il faut décrire le plus précisément possible les troubles du comportement, préciser leur date d’apparition, les conséquences sur la vie scolaire, familiale et sociale. Il faut aussi signaler les antécédents familiaux de TDAH et les autres maladies dont l’enfant a souffert.
Que fait le médecin ?
Le médecin voit ensemble parents et enfant, puis l’enfant seul pour évaluer son comportement en dehors de la présence des parents. Il interroge sur les faits précis, observe les comportements et la manière dont communiquent et interagissent les divers membres de la famille.
Il demande aussi un bilan biologique avec recherche d’une carence en fer (anémie) qui aggrave le TDAH comme beaucoup d’autres maladies infantiles. Il propose si nécessaire un bilan pédopsychiatrique dans un centre spécialisé pour confirmer le diagnostic et mettre en place le traitement.
Le traitement comprend des médicaments : le méthylphénidate réduit l’hyperactivité et accroît l’attention. La psychothérapie utilise des thérapies cognitivocomportementales et/ou familiales.
Y a-t-il une prévention possible ?
Elle est limitée, le TDAH étant provoqué principalement par un trouble de fonctionnement génétique. Mais une alimentation variée, non toxique, une hygiène de vie rigoureuse (sommeil), un environnement familial vigilant et sécurisant peut diminuer l’intensité du trouble et son retentissement sur l’enfant souffrant de TDAH. Cela réduit aussi les conséquences à l’âge adulte de cette maladie.
Source/Auteur : Dr Jean-Pierre RAGEAU et Dr Sophie DUMERY
Date : 01/07/2009
Revenir au sommaire