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mardi 07 février 12 -
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Hydratation

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De quoi parle-t-on ?


Le corps adulte contient 60% d’eau, 70% chez les enfants. Cette concentration indispensable au métabolisme vital est maintenue en dépit des entrées et sorties de liquide. Car l’eau entre et sort du corps en permanence par l’alimentation et la soif, par l’urine et les selles, la sueur... L’équilibre entre les entrées et sorties d’eau est appelé « balance hydrique ».
Chez un adulte de 70 kg, on compte 3 litres de sang, 1 litre d’eau dans les organes comme les articulations et la plèvre, 10 litres entre les cellules, et 28 litres dans les cellules. Ce qui fait 42 litres au total à maintenir quoi qu’il arrive.

 

Quels sont les enjeux et risques sanitaires de la balance hydrique ?


La déshydratation (plus souvent observée qu’une hyperhydratation) affecte nettement le métabolisme et l’état général des individus. Le risque mortel est patent à partir de 5% de perte en eau. Mais une perte minime de 1 à 2% suffit à altérer les fonctions de base : fatigue, baisse de vigilance, douleurs diverses.
Il est très difficile d’évaluer la part des troubles de la balance hydrique dans les maladies et décès, faute de données précises. Seuls les décès où la déshydratation domine sont pris en compte. Pourtant les médecins savent qu’une déshydratation modérée suffit à déséquilibrer mortellement beaucoup de maladies chroniques, particulièrement au grand âge : maladies cardiaques et rénales d’abord, diabète ensuite. Sans compter les déséquilibres dangereux des médicaments, qui se retrouvent surdosés quand la quantité de sang diminue.

 

Comment se règle l’hydratation ?


La balance hydrique est l’équilibre entre entrées (apports) et sorties (pertes) d’eau ; elle dépend des systèmes respiratoire, urinaire, circulatoire et digestif. Et bien sûr du système nerveux. La soif apparaît quand le manque d’eau augmente la concentration sanguine en sels minéraux.
L’hypothalamus (à la base du cerveau) est très sensible à ces variations ; une variation de 1% suffit à l’alerter. Cela provoque la soif et la sécrétion importante d’hormone antidiurétique qui restreint drastiquement le volume d’urine, voire l’annule, ce qui est rapidement mortel (insuffisance rénale aiguë pour les médecins). Cette régulation neuro-hormonale ne fonctionne plus très bien chez les vieilles personnes dont la soif est émoussée. Celle-ci n’apparaît que tardivement. Le signe certain de cette déshydratation est une vessie qui ne se remplit pas.

 

Comment adapter les entrées aux sorties d’eau ?

 

En buvant et consommant des aliments riches en eau.
Les boissons apportent 70 à 80% du total nécessaire quotidien, les aliments 20 à 30%. La quantité d’eau dans les aliments est toutefois très variable : 40 à 80%. Si en atmosphère tempéré (18-20°C) un sédentaire doit boire un total d’eau (boissons et aliments) entre 2 et 3 l/j en moyenne, cela varie considérablement avec la température extérieure et l’effort fourni.


L’exercice musculaire produit trois fois plus de chaleur que d’énergie motrice. Avec pour conséquence d’élever la température corporelle. Pour la maintenir à 37°C, le corps fabrique de la sueur qui en s’évaporant refroidit les tissus ; des apports d’eau réguliers sont donc indispensables. D’autant plus qu’il faut parallèlement fournir de l’urine pour l’évacuation des déchets, et assez de sang pour approvisionner toutes les cellules.


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à retenir



L’équilibre de l’eau dans l’organisme s’appelle la balance hydrique. Elle dépend des entrées et sorties d’eau. Les variations rapides du poids corporel reflètent ces mouvements d’eau. La soif est un indicateur à respecter, ainsi que la quantité minimale d’urines, pour éviter une déshydratation insidieuse.

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