Comment se manifestent les hépatites toxiques ?
Les hépatites aiguës, toxiques ou non, se manifestent par des symptômes non spécifiques de la cause, mais elles peuvent être tout d’abord asymptomatiques. Sinon, fatigue, nausées, douleurs abdominales (sous les côtes à droite au niveau du foie) dominent. L’apparition d’urines foncées et d’une jaunisse est caractéristique des hépatites. Des formes très sévères pouvant même conduire à la transplantation du foie existent : il s’agit des hépatites fulminantes avec destruction rapide du foie.
Contrairement aux hépatites virales il n’existe pas de signes infectieux, et la cause toxique est fortement suspectée devant la concomitance des symptômes avec la consommation d’un médicament ou d’un champignon. Le délai avant l’apparition des symptômes est d’ailleurs variable : de quelques heures pour les champignons pouvant aller à plusieurs jours pour les médicaments ou autres toxiques.
Le syndrome phalloïdien est caractéristique de l’intoxication par les champignons (amanite phalloïde, amanite printanière, amanite vireuse…). Les symptômes sont une diarrhée et une déshydratation dans les formes bénignes puis un tableau d’hépatite aiguë parfois grave avec confusion, hémorragies…
Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
Les hépatites toxiques ne doivent pas être confondues avec les hépatites virales, qui sont des infections virales. Par ailleurs, tout symptôme survenant après prise de médicament ou de champignon n’est pas synonyme d’hépatite. Les allergies, gastroentérites banales ou intoxications simples sont heureusement plus fréquentes que les atteintes hépatiques. Le médecin fera la différence en s’appuyant notamment sur des examens de sang.
Y a-t-il une prévention possible ?
Les hépatites toxiques étant liées à une exposition à un toxique, la meilleure des préventions est la non-exposition à ce toxique. L’abstinence alcoolique est donc de mise ; à tout le moins, la consommation doit être modérée.
Le strict respect des posologies médicamenteuses permet de prévenir les hépatites médicamenteuses doses-dépendantes.
Pour les champignons, mieux vaut ne pas consommer ceux ramassés sans être certain de leur innocuité. Votre pharmacien pourra vous aider à ce sujet, à condition de cueillir les champignons dans leur totalité (base du pied). Évitez de les stocker dans des sacs en plastique (pourrissement), séparez les espèces pour qu’un champignon vénéneux ne vienne pas contaminer un comestible, mangez avec modération et à la moindre incertitude, ne les consommez pas.
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