À quel moment consulter ?
En cas de symptômes après ingestion de champignons, il est impératif de consulter rapidement. Des mesures de réanimation s’imposent parfois. De même, en cas de surdosage accidentel ou volontaire médicamenteux, un appel au SAMU-Centre 15, lui-même interconnecté avec le Centre antipoison, est impératif.
Que fait le médecin ?
Outre l’examen clinique habituel et le dépistage de signes de gravité nécessitant une hospitalisation immédiate, le médecin va essayer de reconstituer l’histoire de la maladie pour rattacher les symptômes à une prise de médicament ou à une exposition à un toxique (prise d’alcool par exemple). Pour cela, l’interrogatoire est fondamental, la relation chronologique entre le début des signes et la prise également.
Des prises de sang sont généralement prescrites pour confirmer l’hépatite (élévation des transaminases), juger de sa gravité (retentissement sur la coagulation notamment) et éliminer les autres causes, en particulier virales par les sérologies.
La première mesure thérapeutique est bien sûr l’arrêt de la prise du médicament ou de l’exposition au toxique. Ensuite, des mesures symptomatiques pouvant aller jusqu’à la réanimation seront prises. La surveillance repose sur le contrôle de la fonction hépatique et de la coagulation ; parfois, l’atteinte hépatique est telle que seule une transplantation hépatique sauve le patient.
Comment préparer ma prochaine consultation ?
L’interrogatoire est une étape importante du diagnostic. Essayez de vous remémorer les médicaments absorbés, les plantes ou champignons consommés et les contacts potentiels avec des toxiques dans les six derniers mois avant les symptômes. Ces renseignements aideront votre médecin ; de même, signalez-lui si d’autres personnes de votre entourage, familial ou professionnel, présentent les mêmes troubles.
Source/Auteur : Dr Gérald KIERZEK
en collaboration avec Dr Emmanuelle TOURE
et Dr Patrice MARIE
Date : 22/07/2009
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