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Grossesse extra-utérine

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Grossesse extra-utérine : Définition

 

Les termes « grossesse extra-utérine ou GEU » désignent une grossesse, donc le développement d’un embryon et de son placenta,  en dehors de l’utérus, dans la cavité abdominale : le plus souvent dans la trompe qui relie l’ovaire à l’utérus (95% des cas), plus rarement sur un ovaire (2%), exceptionnellement dans l’abdomen ou au col de l’utérus (1%) (Merciel et coll., mise à jour en gynécologie, CNGOF, 2010). Ce phénomène n’est pas physiologique, mais anormal. On parle aussi de grossesse ectopique.
Seul l’utérus est capable d’assurer le développement à terme d’un fœtus. Une grossesse extra-utérine (GEU) est donc vouée à l’échec. C’est une urgence médico-chirurgicale.

 

Risques et conséquences de la grossesse extra-utérine

 

L’embryon implanté en dehors de l’utérus n’est pas viable. Et il met la vie de la femme en danger, puisque sa croissance provoque la rupture plus ou moins soudaine de l’organe où il se développe, avec pour conséquence possible une hémorragie rapidement fatale à la mère. C’est pourquoi il faut repérer la grossesse extra-utérine au plus tôt.

 

En France, l’incidence est estimée à 2 GEU pour 100 grossesses (Coste et coll. Human Reprod 2004). On note moins d’une dizaine de décès par an mais il semble que ce nombre soit en légère augmentation (Harvey, Mise à jour en gynécologie, CNGOF, 2010).
Sans doute le tabagisme élevé et fréquent des jeunes filles est-il en partie en cause. Car il fait partie des facteurs de risques avérés de GEU ; le risque augmente parallèlement au nombre de cigarettes fumées.
Les deux grands facteurs de risques restent cependant un antécédent de GEU et/ou de chirurgie tubaire, ainsi que les infections génitales, sexuellement transmissibles dans la moitié des cas (Harvey, Mise à jour en gynécologie, CNGOF, 2010). L’âge supérieur à 40 ans est un autre facteur important.
La pilule contraceptive aux progestatifs seuls ferait courir un supplément de risque lors d’un échec contraceptif, de même que le dispositif intra-utérin (stérilet).
Les traitements pour stérilité et les fécondations in vitro font courir un surrisque de grossesse ectopique.

 

Causes et mécanismes de la grossesse extra-utérine

 

L’ovule libéré chaque mois par un des ovaires migre dans la trompe de Fallope qui le chapeaute.
Cette aspiration naturelle (cils vibratiles de la trompe) peut être perturbée pour diverses raisons : le plus souvent des anomalies tubaires (de la trompe). Elles sont souvent acquises dans la vie de la femme : infections, interventions chirurgicales, traumatismes. Parfois elles sont congénitales par exposition fœtale au Distilbène®, anomalies génétiques ou malformations accidentelles.

Lorsque l’ovule reste dans l’abdomen il peut quand même être fécondé par un spermatozoïde performant qui a remonté toutes les voies génitales jusqu’à l’ovaire. L’œuf immobilisé n’en continue pas moins son développement là où il se trouve.
La fécondation se produit normalement dans la trompe de Fallope. Elle n’arrête pas la migration de l’œuf vers l’utérus où il doit s’implanter « dans les temps ». Tout ce qui ralentit la progression de l’œuf peut provoquer son implantation avant sa destination physiologique : soit une implantation dans la trompe, un espace trop étroit pour un embryon. Le sac ovulaire y provoque assez rapidement une distension douloureuse et des saignements, abdominaux internes et vaginaux externes.

 

Symptômes et signes de la grossesse extra-utérine

 

Certaines GEU ne s’accompagnent d’aucun symptôme particulier avant plusieurs semaines. Les symptômes sont ceux d’une grossesse normale, que parfois la femme ne ressent pas clairement. Idéalement, elle a fait un test urinaire de grossesse qui est revenu positif, permettant d’anticiper le risque de GEU.
Attention : il ne faut pas conclure qu’il n’y a pas de GEU sous prétexte qu’un test urinaire de grossesse est négatif. Le taux de l’hormone de grossesse (hCG) dans les urines peut être beaucoup plus faible lors d’une GEU qu’au cours d’une grossesse normale. Un test faussement négatif fait penser, à tort, qu’il n’y a pas lieu de consulter pour grossesse débutante.

 


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à retenir



 

Informations sur les grossesses extra-utérine

 

Les GEU sont graves, mais rares : elles représentent 2% des grossesses. C’est pourquoi toute femme en âge de procréer doit y penser et consulter au moindre doute (douleur du bas ventre inexpliquée, perte de sang noirâtre et malaise). Plus la prise en charge de la GEU est précoce, meilleur est le pronostic. Dans les deux ans qui suivent une GEU, le taux de grossesse normale et à terme est de 60%, preuve que la fertilité reste bonne.

adresses utiles



Liens utiles sur la GEU et ses symptômes

 


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.