Avec quoi ne faut-il pas confondre la fibromyalgie ?
L’algodystrophie correspond à des atteintes douloureuses des membres et fait suite à un traumatisme (fracture, luxation, le plus souvent plâtrée) chez un adulte entre 45 et 70 ans. L’articulation non mobilisée devient raide et douloureuse, avec progressivement une algodystrophie du membre, décelable à la radiographie et à la scintigraphie osseuse.
Le syndrome de fatigue chronique s’apparente à la fibromyalgie mais aucune douleur n’est présente.
Enfin, d’autres maladies (insuffisance surrénalienne, dépression, polyarthrite chronique, lupus érythémateux disséminé, polymyosite…), peuvent être confondues avec la fibromyalgie ; les examens complémentaires permettront de faire la différence. Aucun examen ne permet de poser directement le diagnostic de fibromyalgie. Les examens pratiqués servent à éliminer les autres maladies susceptibles de donner des symptômes identiques. Le diagnostic de fibromyalgie est un diagnostic d’élimination.
Y a-t-il une prévention possible de la fibromyalgie ?
Le patient doit prendre une part active au traitement.
L’activité physique (marche, natation…) soulage les douleurs et empêche la fonte musculaire. Échauffement, étirements ou exercices d’assouplissement sont fondamentaux avant de commencer la séance d’exercice proprement dite.
La chaleur appliquée localement (douche chaude) favorise le relâchement des muscles.
L’amélioration du sommeil peut diminuer les symptômes de la maladie et tout facteur de stress doit être éliminé : les thérapies comportementales pourraient avoir un effet bénéfique.