Epilepsie
Définition de l'épilepsie
Risques et origines l’épilepsie Causes et mécanismes de la crise d’épilepsie Symptômes d’une crise d’épilepsie Y a-t-il une prévention possible de l’épilepsie ? Quand consulter le médecin ? Comment préparer la consultation ? Que fait le médecin ?
Définition de l'épilepsie
L'épilepsie (appelée aussi comitialité par les médecins) est une maladie neurologique du cerveau caractérisée par la répétition de crises très variées. On en distingue deux grands types selon leur déroulement visible (les signes), mais aussi leur déroulement électrique décrit par l’électroencéphalogramme (EEG) : les épilepsies généralisées avec perte totale de conscience et les épilepsies partielles (ou focales) où la conscience est seulement altérée, suspendue.
Risques et origines l’épilepsie
En 2010, les diverses formes d’épilepsie représentent le handicap neurologique le plus répandu en Europe, affectant 6 millions de patients de tout âge et de toutes conditions. Avec un coût global estimé à 0,2% du PIB des pays industrialisés. Deuxième maladie neurologique après la migraine : elle touche environ 1% de la population soit 500.000 à 600.000 personnes en France, dont la moitié de moins de 20 ans. ; pour un coût annuel estimé à 3,5 milliards d’euros. Une meilleure prise en charge de l’épilepsie représente donc un enjeu économique majeur. Une réduction de 10% des erreurs diagnostiques permettrait des économies de l’ordre de 15 Millions d’euros par an (rapport du Comité national pour l’Epilepsie, mars 2011). Ce problème sanitaire est d’autant plus pesant que l’épilepsie est encore considérée comme une maladie honteuse par le grand public et les patients eux-mêmes. Le refus de la maladie conduit à une mauvaise adhésion au traitement de longue durée, ce qui limite son efficacité.
Toute crise épileptique expose à des accidents mortels, puisque la personne inconsciente perd tout réflexe protecteur : noyade, accidents de la route, fractures... La répétition des crises comitiales diminue les performances cérébrales. Car chaque crise libère des substances agressives pour les neurones, qui provoquent leur « suicide » (apoptose). Ce qui entraîne en retour une plus forte tendance à faire des crises par réorganisation aberrante des connexions neuronales. D’où l’aphorisme des médecins : « qui a crisé, crisera »… à moins d’un traitement efficace. La détérioration des performances intellectuelles favorise l’échec socio-professionnel de patients qui subissent déjà une discrimination pour des raisons de sécurité : permis de conduire temporaire et sous conditions, interdiction de postes de travail nécessitant une attention soutenue.
Causes et mécanismes de la crise d’épilepsie
C’est un trouble du fonctionnement cérébral qui favorise l’apparition inopinée de décharges électrochimiques des neurones, décharges intenses et synchrones. Ces salves peuvent parcourir tout le cerveau ou restées localisées. Elles s’arrêtent d’elles-mêmes grâce aux freins cérébraux (système inhibiteur), sauf lors d’un état de mal épileptique. L’activité cérébrale est régulée notamment par l'acide gamma-aminobutyrique (GABA), principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central. Chez les patients épileptiques, l’action inhibitrice du GABA serait réduite. En outre, le contrôle des récepteurs neuronaux au GABA est déficient chez les patients épileptiques (Pumain et coll. PNAS, 2007).
Dans un tiers des cas, une cicatrice cérébrale sert de déclencheur, on parle de foyer épileptogène. Il est fréquemment dû à un traumatisme crânien, une souffrance cérébrale à la naissance, une méningite, un accident vasculaire cérébrale (AVC), une tumeur au cerveau, une poussée de fièvre… Deux tiers des épilepsies n’ont pas de foyer initial repérable en imagerie. Une vaste étude danoise (Christensen et coll. Lancet neurology, 28 mars 2009) a montré que le risque d’épilepsie chez un enfant ou un jeune adulte est doublé après un traumatisme crânien modéré, et multiplié par plus de 7 quand l’atteinte cérébrale est sévère. Ce risque persiste après 10 ans et reste d’autant plus élevé que le jeune est plus âgé (plus de 15 ans) au moment du traumatisme et qu’il appartient à une famille d’épileptiques. Un foyer épileptogène ne peut déclencher de crise que si l’état des neurones le permet : haut niveau d’excitabilité, inefficacité des systèmes stabilisateurs. C’est le seuil épileptique qui, s’il est franchi, permet le déploiement de la crise. Il varie d’un individu à l’autre et pour un même individu, en fonction des gènes, des circonstances, de son histoire traumatique... Certaines situations abaissent le seuil épileptique. Elles exposent n’importe qui à une crise, même les personnes non épileptiques : fatigue, manque de sommeil, surmenage, alcoolisation, stimulation visuelle répétitive (route bordée d'arbres, écran vidéo), consommation d'excitants, drogues et toxiques.
Symptômes d’une crise d’épilepsie
Les symptômes observés dépendent du territoire cérébral concerné : crise généralisée ou partielle. Le foyer épileptogène (zone où naît l'activation anarchique des neurones) sert aussi à les décrire.
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à retenir
Informations utiles sur l'épilepsie
Toute crise d’épilepsie (maladie) favorise la destruction des neurones (par suicide cellulaire). Leur réorganisation après la crise est anarchique (synapses aberrantes). Ce qui favorise la survenue d’autres crises : « qui a crisé, crisera » dit l’aphorisme médical. Il en découle que l’intérêt du patient est de suivre scrupuleusement son traitement anti-épileptique et la bonne hygiène de vie pour vivre une vie aussi normale et heureuse que possible. en savoir plus Sur les maladies en lien Les accidents vasculaires cérébraux
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