Quand consulter le médecin ?
Dès qu'une personne présente une perte de conscience accompagnée de contractions ou de spasmes, même discrets, des membres ou du visage. Surtout s’il y a amnésie de l’épisode et perte des urines. Le relâchement sphinctérien est un signe évocateur de crise épileptique.
Comment préparer la consultation ?
Tenir un calendrier des manifestations bizarres, des crises et des circonstances où elles apparaissent : médicaments en cours, prises de toxiques, manque de sommeil, pipi au lit soudain...
Tenir à jour son carnet médical où figurent tous les traitements suivis et les antécédents médicaux personnels et familiaux.
Que fait le médecin ?
Le médecin examine et interroge le patient, puis prescrit un électroencéphalogramme (EEG - enregistrement de l'activité électrique cérébrale), ainsi qu’un scanner ou une IRM pour faire le point d'un éventuel foyer cérébral à l'origine de la crise.
Il adresse le patient à un neurologue épileptologue pour confirmer le diagnostic, instaurer le traitement et le suivi qui sont affaire de spécialiste.
La prise en charge à 100% se fait au titre de l’Affection de Longue Durée (ALD) n°9 pour les épilepsies graves.
Un traitement de longue durée n'est pas systématique lors d’une seule crise isolée. Mais quand il est nécessaire, il est instauré pour plusieurs années.
En cas d'inefficacité (persistance des crises sous traitement) ou d’intolérance, on peut en changer et/ou associer plusieurs médicaments différents.
Pris correctement, un traitement efficace permet de mener une vie normale lors d’épilepsies pharmaco-sensibles (les deux tiers des cas).
Lorsque la maladie résiste au traitement (épilepsie pharmaco-résistante, 30% des cas), une intervention chirurgicale est envisageable s’il y a un foyer épileptogène que l’on peut retirer sans trop de dommages pour les fonctions cérébrales. La guérison totale est alors possible dans environ 70% des cas (rapport du Comité national pour l’Epilepsie, mars 2011).
Mise à jour janvier 2012 Dr Sophie Dumery