Comment se manifeste l'endométriose ?
L’endométriose peut être très discrète voire asymptomatique. Sinon, les douleurs sont au premier plan. Leur caractère cyclique doit faire penser à l’endométriose. Il peut s’agir de dysménorrhée, c’est-à -dire d’une douleur survenant pendant et en fin de règles, de dyspareunie (douleur survenant lors des rapports sexuels), de douleurs chroniques (ventre, bassin…) ou enfin de défécation douloureuse ou de douleurs en urinant.
La stérilité est également un mode de révélation de l’endométriose ; parfois, les patientes infertiles n’ont pas d’autres symptômes que leur infertilité, et c’est l’exploration par une cœlioscopie qui fait découvrir l’endométriose.
Les douleurs chroniques et souvent diffuses pèsent sur le moral des patientes, qui présentent alors une fatigue chronique et des fluctuations de l’humeur.
Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
Des grosseurs des ovaires comme les kystes fonctionnels peuvent faire évoquer à tort le diagnostic d’endométriose. L’imagerie voire l’exploration chirurgicale feront la différence.
Il ne faut pas non plus confondre le syndrome prémenstruel avec son cortège de douleurs et de désagréments, qui disparaît en quelques jours. Ce syndrome régresse sous traitement et ne s’aggrave pas au fil du temps, contrairement à l’endométriose.
Y a-t-il une prévention possible ?
Il n’existe pas de traitement préventif de l’endométriose.
Les douleurs, comme pour les douleurs des règles, seront éventuellement calmées par l’application d’une bouillotte sur l’endroit douloureux.
Les traitements notamment hormonaux (progestatifs) comportant des effets secondaires, il convient de les prévenir. La prise de poids sera limitée en adoptant une hygiène alimentaire saine : trois repas par jour, pas de grignotage, limitation des sucres rapides. De même, les troubles du métabolisme lipidique (corps gras) seront prévenus en réduisant les graisses alimentaires (charcuterie, fromage, crème…).