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Embolie pulmonaire
Préparer sa consultation

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Quand appeler le médecin ?

 

En urgence, dès que survient la douleur thoracique brutale et inexpliquée semblable à un point de côté ou à un coup de poignard ; surtout si elle s'accompagne d'une difficulté respiratoire, d'une toux et d'un malaise. Mais aussi quand survient une difficulté respiratoire inexpliquée.


 

Comment préparer la consultation ?

 

Récapituler son traitement, les événements des dernières semaines (phlébite ou circonstances propices à la phlébite), apporter son carnet médical et si possible son dernier électrocardiogramme.


 

Que fait le médecin face à un soupçon d’embolie pulmonaire ?

 

Il confirme les signes évocateurs d’embolie pulmonaire et évalue sa tolérance générale. Il peut faire un électrocardiogramme pour ajouter des arguments au diagnostic.


L'hospitalisation est indispensable pour confirmer et traiter l'embolie pulmonaire. L’électrocardiogramme (ECG), une radiographie pulmonaire, une étude des gaz du sang, un dosage sanguin de certains marqueurs ("D-dimères") et un écho-doppler des membres inférieurs seront systématiquement faits.


Les examens de certitude comportent selon les cas et leur disponibilité : une scintigraphie pulmonaire, un angio-scanner, une angiographie (opacification des vaisseaux) ou une échographie transcardiaque. La prise en charge en réanimation dépend de la gravité de l’embolie.

 

Une fois le diagnostic confirmé, il est possible d’extirper chirurgicalement un gros caillot ou bien le détruire par thrombolyse. Dans tous les cas, on traite la maladie thrombo-embolique veineuse, à l’origine de l’embolie, par les anti-coagulants (héparine) à dose efficace. Ce qui faire courir un risque d’hémorragie, imposant un contrôle strict et une bonne adhésion du patient.

 

En raison du risque élevé de récidive, l’anticoagulation est poursuivie plusieurs mois avec une contention veineuse, en changeant l’héparine par les anti-vitamines K ou une nouvelle classe d’anti-coagulant : du type « anti-Xa », voire « anti-IIa ». Leur prescription et leur surveillance est affaire de spécialiste.

 

 

 

 

* Manuel de cardiologie Collège National des Enseignants de Réanimation Médicale, 2010, Elsevier Masson

 

 


Date :

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à retenir



 

Informations sur l'embolie pulmonaire

  

L’embolie pulmonaire est le plus souvent suite à une thrombose veineuse profonde (70%). Environ 10% des embolies pulmonaires sont mortelles dans l’heure.

 

Mais cette dernière est très rarement connue donc traitée. Dans 90% des cas, le diagnostic d’embolie est suspecté devant une difficulté brutale à respirer, une douleur thoracique, une syncope.

 

Il ne faut pas non plus oublier de l’évoquer en cas d’aggravation soudaine d’un trouble respiratoire connu.


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.