publicité
retour à l'accueil de www.santepratique.fr

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes du HONcode. Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.

mercredi 08 février 12 -
Information santé > Actualité > Dossiers > Eaux minérales : les principales catégories d’eaux minérales avec Santé Pratique
Rechercher sur le site

Rechercher un médicament

Newsletter Santepratique.fr
Suivez l'actualité santé, découvrez nos dossiers ...
Inscrivez vous dès maintenant à notre newsletter!

Les eaux minérales

Partagez cette page

 

Les eaux minérales : de quoi parle-t-on ?

 

Les eaux minérales sont des eaux d’origine souterraine, bactériologiquement saines et qui contiennent des taux variables de sels minéraux et oligoéléments.
La majeure partie des eaux minérales provient des eaux de l’atmosphère (pluie et neige) qui s’infiltrent dans le sol, traversent les fissures et s’enfoncent profondément sous terre. L’eau y chemine très lentement et peut rester sous terre plusieurs dizaines d’années avant de revenir à la surface.

 

Des eaux minérales naturelles


Le terme « eau minérale naturelle » est une appellation contrôlée, strictement encadrée par des textes législatifs.
La commercialisation des eaux minérales naturelles nécessite une autorisation de mise sur le marché par le ministère de la Santé. Ces eaux doivent répondre aux mêmes critères de qualité et potabilité que les eaux de source et l’eau du robinet.
Une eau minérale naturelle doit être issue d’une source préservée, être une eau naturellement pure (sans polluant), sans traitement microbiologique et avec une composition minérale stable et constante dans le temps qui lui confère des « propriétés favorables sur la santé ». Elle doit être embouteillée à la source.


En revanche, les eaux de source — qui n’ont pas une composition minérale constante — ne peuvent pas prétendre à des « propriétés favorables sur la santé ».
Les eaux minérales naturelles sont soumises aux mêmes limites de concentration de substances toxiques (arsenic, plomb, fluor, nitrates…) que celles de l’eau du robinet.
Quant aux nitrates, la teneur à ne pas dépasser est fixée à 50 mg/l et les eaux minérales destinées aux nourrissons doivent en contenir moins de 15 mg/l.

 

Les principales catégories d’eaux minérales


La classification la plus classique dépend du résidu sec.


Le résidu sec représente le taux des éléments minéraux recueillis après l’évaporation de 1 l d’eau ayant été soumis à une température de 180 °C :


– résidu sec > 1 500 mg/l : eau riche en sels minéraux ;
– résidu sec compris entre 500 et 1 500 mg/l : eau moyennement minéralisée ;
– résidu sec compris entre 50 et 500 mg/l : eau faiblement minéralisée ;
– résidu sec < 50 mg/l : eau très faiblement minéralisée, en général caractérisée (suite ?).

 

La dénomination peut être liée aux constituants de base dominants :


– eau bicarbonatée si sa teneur en bicarbonates est > 600 mg/l ;
– eau sulfatée si sa teneur en sulfates est > 200 mg/l ;
– eau chlorurée si sa teneur en chlorures est > 200 mg/l ;
– eau sulfurée si elle est riche en soufre (uniquement prescrite en cure thermale).

 

La dénomination peut aussi être liée à la teneur en minéraux :


– eau « calcique » (teneur en calcium > 150 mg/l) ;
– eau « magnésienne » (teneur en magnésium > 50 mg/l) ;
– eau « fluorée » (teneur en fluor > 1 mg/l) ;
– eau « sodique » (teneur en sodium > 200 mg/l) ;
– eau « convenant au régime hyposodique » (teneur en sodium < 20 mg/l).

et à ses associations :
– eau bicarbonatée calcique ; bicarbonatée sodique ; bicarbonatée calcique et sodique ; bicarbonatée calcique magnésienne et sodique ;
– eau sulfatée calcique ; sulfatée calcique et magnésienne.

 

Quelle différence y a-t-il entre eaux plates et eaux pétillantes ?


Les eaux plates sont des eaux minérales qui ne contiennent pas de gaz carbonique et dont l’apport de sodium est négligeable.
Les eaux pétillantes peuvent contenir du gaz carbonique d’origine naturelle ou des gaz qui sont rajoutés lors de l’embouteillage.
Les eaux pétillantes peuvent être naturellement gazeuses lorsqu’elles contiennent à la source assez de gaz carbonique naturel pour produire des bulles. La mention autorisée est alors « eau pétillante naturelle ».
Les eaux pétillantes sont aussi souvent regazéifiées par leur gaz naturel.

Les eaux gazeuses ou gazéifiées sont des eaux plates qui ont subi un traitement par ajout de gaz (en général du gaz carbonique).
Certaines eaux gazeuses peuvent contenir beaucoup de chlorure de sodium (700 mg voire 1 700 mg/l) et ne doivent pas être consommées en cas d’hypertension, de maladie cardio-vasculaire et chez les personnes qui suivent un régime sans sel. Le sel concerné par le régime sans sel est le sel de cuisine ou chlorure de sodium. Le système cardio-vasculaire étant très sensible à la quantité de sodium de l'alimentation, celui-ci est proscrit ou limité chez les patients cardiaques. Le consensus médical en 2011 limite (idéalement) à 6 g/j l'apport de sodium dans la population afin de réduire l'incidence de l'hypertension.
Toutes les eaux gazeuses sont de type bicarbonatées sodiques (hormis l’eau Perrier qui est bicarbonatée calcique).


Principales propriétés des eaux minérales

 

Eaux magnésiennes : utiles en cas de stress, de fatigue, de spasmophilie, de constipation, de carence en magnésium (régimes restrictifs, sport intensif…).

 

Eaux calciques : indiquées en cas de besoins élevés (enfance, adolescence, grossesse, allaitement, ménopause, personnes âgées).

 

Eaux riches en potassium : sont utiles en cas de fatigue, d’insomnie.

 

Eaux fluorées : participent à la prévention des caries dentaires et à la solidité des os et du squelette.
Ne pas dépasser une consommation quotidienne de 1 mg/j de fluor car l’excès de fluor peut perturber la qualité de l’émail dentaire (fluorose).

 

Eaux pauvres en sodium : conseillées en cas d’hypertension ou de rétention d’eau.

 

Eaux gazeuses bicarbonatées : facilitent la digestion et calment les brûlures d’estomac grâce aux propriétés antiacides du bicarbonate de sodium. Utiles aussi chez les sportifs pour lutter contre l’acidité produite par le muscle lors de l’effort.

 

Eaux riches en sulfates : facilitent le transit intestinal.


Trois questions à…Jean-Luc MICHELOT, Chercheur au CNRS

 

« Quels sont les principaux critères de choix d’une eau minérale ? »


De façon générale, les eaux faiblement ou moyennement minéralisées sont recommandées pour la famille en usage quotidien, en veillant à varier les eaux. Les eaux faiblement minéralisées et hyposodées sont préférables pour les nourrissons, les femmes enceintes et les personnes souffrant de calculs urinaires. Alors que les eaux très minéralisées ne doivent pas être consommées tous les jours mais en fonction d’un objectif santé, de besoins élevés en sels minéraux ou de risque de carences.

 

« Y a-t-il des risques de pollution des eaux minérales naturelles ? »


Les risques de pollution en surface dans les zones d’émergence sont rendus minimes par l’établissement de zones très protégées autour des sources et forages à partir desquels les eaux sont exploitées. D’autre part, des études sont souvent conduites pour identifier les zones où s’infiltrent les eaux de pluie qui seront ensuite captées. Elles s’avèrent très utiles pour la protection des eaux minérales permettant, par exemple, aux gestionnaires des grandes sources d’inciter les agriculteurs travaillant sur ces zones d’infiltration identifiées, à pratiquer une agriculture raisonnée (engrais, pesticides).

 

« Peut-on considérer que les eaux minérales profondes sont protégées d’une éventuelle pollution ? »


Le risque zéro n’existe pas, mais les contrôles sont très nombreux. Les études entreprises pour reconstituer le cheminement des eaux sous terre — depuis les zones d’infiltration des pluies jusqu’aux sources — visent également à estimer le temps qu’elles mettent pour effectuer ce parcours. Ce qui permet aux gestionnaires, en cas de pollution accidentelle sur la zone d’infiltration, de savoir le temps dont ils disposent pour réagir. Le temps de parcours souterrain se chiffrant habituellement en dizaines d’années voire en siècles ou même en millénaires…

 


Source/Auteur : Dr Martine ANDRE
Mise à jour par Sophie Duméry le 05/08/2011
Date : 17/11/2008


Revenir au sommaire

Rechercher dans "dossiers"

Saisissez un mot ou une expression :


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.