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Dyslipidémies

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Les dyslipidémies : définition

 

Les dyslipidémies sont des anomalies des lipides (graisses) du sang. Par définition ce sont des chiffres : des dosages d’indicateurs biologiques.


Ces indicateurs lipidiques font partie des facteurs de risque cardiovasculaire. Ils concernent les différentes formes du cholestérol sanguin et des triglycérides. Le cholestérol n’étant pas soluble, il est transporté sous forme de LDL-cholestérol (Low Density Lipoprotein) ou mauvais cholestérol, et de HDL-cholestérol (High Density Lipoprotein) ou bon cholestérol. Leurs protéines transporteuses sont l’Apolipoprotéine B pour le LDL-cholestérol et l’Apolipoprotéine A1 pour le HDL-cholestérol.

 

Les déficits en lipides sanguins sont rares en Occident industrialisé ; on parle peu d’hypolipidémie (ou hypolipémie). En revanche, les excès sont légion. L’hyperlipidémie (ou hyperlipémie) désigne l’excès global des lipides sanguins. On distingue l’excès de cholestérol, l’hypercholestérolémie, de l’excès de triglycérides, l’hypertriglycéridémie. Les différentes variétés d’hyperlipidémies rendent le domaine assez complexe pour qu’il existe une spécialité médicale de lipidologie.


 

Les dyslipidémies : risques et enjeux

 

Les dyslipidémies sont un facteur de risque cardiovasculaire, en particulier le mauvais cholestérol (LDL-cholestérol). Les autres facteurs de risque sont l’hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète, l’alcoolisation, l’obésité (en particulier abdominale), l’âge, la sédentarité, la contraception hormonale et le traitement hormonal de la ménopause. Les dernières recommandations de la Société européenne de cardiologie (ESC, 2011) ajoutent à cette liste déjà longue le HDL-cholestérol en quantité insuffisante.

 

Le cumul de ces facteurs augmente rapidement le risque cardiovasculaire global, détermine la prise en charge des dyslipidémies. On peut le calculer grâce à des tableaux à plusieurs paramètres, affinés selon le niveau de risque national en Europe (tableaux SCORE).

Le risque cardiovasculaire global est responsable de pathologies souvent mortelles, toujours invalidantes : l’athérome (encrassement des artères), l’aggravation de l’hypertension artérielle, les maladies coronaires (angine de poitrine, infarctus du myocarde), les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’artérite des membres inférieurs…

 

Les dyslipidémies sont muettes pour le patient pendant de nombreuses années, mais bien présentes. La proportion d’hypocholestérolémies pures (sans élévation des triglycérides) dans la population française serait de 30% d’après Ferrières et coll. (Archives des maladies du cœur et des vaisseaux, 2005).


 

Les dyslipidémies : fonctionnement

Les triglycérides sont le reflet de l’alimentation, mais le cholestérol n’en dépend que pour 25%. Les trois quarts du cholestérol sanguin sont produits par l’organisme (foie) sous l’influence essentiellement de l’héritage génétique. Les médicaments, les maladies endocriniennes comme l’hypothyroïdie ou le diabète ont aussi un impact sur les lipides sanguins.

 

Le LDL-cholestérol est une lipoprotéine soluble qui transporte le cholestérol du foie, où il est fabriqué en permanence, aux organes qui en ont besoin. Ces besoins sont importants car les membranes cellulaires, de nombreuses hormones sont fabriquées à base de cholestérol. Le cholestérol est donc une molécule indispensable.

 

Le LDL-cholestérol est appelé « mauvais cholestérol » car s’il n’est pas consommé rapidement par les tissus il se dépose dans les artères. Il y forme des plaques d’athérome, rigides, inflammatoires, capables de provoquer une coagulation sanguine locale. Le caillot peut boucher l’artère à l’endroit de sa formation, ou migrer pour la boucher ailleurs (phénomène fréquent dans les AVC).

 

Le HDL-cholestérol transporte le cholestérol en excès dans les organes vers le foie qui le dégrade en sels biliaires et l’évacue dans les selles. Il est essentiel au nettoyage des surplus de cholestérol et appelé pour cette raison « bon cholestérol ».

 

L'athérosclérose combine l’athérome (plaques de LDL-cholestérol) et les détériorations artérielles du tabagisme, du diabète, par exemple. C’est une maladie due aux facteurs de risque cardiovasculaire et aux antécédents familiaux.


 

Les dyslipidémies : symptômes

 

Les dyslipidémies ont pour particularité d'être longtemps silencieuses, c'est-à-dire de ne se manifester par aucun symptôme. Quand des symptômes cardiovasculaires surviennent (infarctus, angine de poitrine, artérite...), les lésions artérielles et cardiaques par athérosclérose sont déjà importantes.


Un gros excès de cholestérol s’exprime toutefois par des dépôts graisseux autour des yeux (xanthélasma) ou autour de l'iris de l’œil (gérontoxon ou arc cornéen). Cela concerne surtout l’hypercholestérolémie familiale due à un profil génétique particulier. Des antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires, particulièrement celles survenant avant 50 ans, justifient la consultation pour un bilan complet.

 

Le silence des dyslipidémies justifie un bilan biologique sanguin régulier de la population. Mais à quelle fréquence ? Aux Etats Unis, la prévalence considérable de l’obésité chez les enfants (presque 30%) a fait recommander aux pédiatres un dépistage sanguin systématique entre 9 et 11 ans. En France, le bilan sanguin est recommandé en fonction de situations cliniques particulières.

 

 

 


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à retenir



 

Informations sur les dyslipidémies

 Les dyslipidémies sont fréquentes et désignent l'excès de cholestérol et/ou de triglycérides sanguins. Elles constituent un important facteur de risque cardiovasculaire qui peut être notablement réduit par des mesures hygiéno-diététiques adéquates. Un traitement médicamenteux de longue durée peut être nécessaire. S'il existe des antécédents familiaux ou une surcharge pondérale précoce, le dépistage des dyslipidémies est fait tôt dans la vie, parfois dès l'enfance.


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Certaines références vont être ajoutées prochainement.