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Dépistage et diagnostic
du cancer colo-rectal

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Dépistage du cancer colo-rectal : quels sont les principes ?

 

Les cancers coliques saignent, capricieusement mais souvent. On recherche donc du sang dans les selles, en sachant que de nombreux autres causes peuvent faire saigner le tube digestif. Mais on ne s’orientera vers un autre diagnostic qu’après la vérification qu’il n’y a aucun cancer colo-rectal.

 

Le fait d’avoir du sang visible dans les selles doit mener rapidement à la consultation du médecin traitant, qui jugera de la marche à suivre. Cette situation n’est pas la plus fréquente et correspond généralement à des cancers évolués. Le plus souvent le saignement est occulte au début du développement cancéreux.

 

Le test de dépistage retenu par la direction sanitaire est l’Hémocult II®, dit « test au gaïac » , il détecte la présence de sang invisible à l’oeil nu dans les selles. Il est actuellement en discussion du fait des progrès techniques d’analyse. Cependant, aucun changement n’est à prévoir avant deux ou trois ans en raison des procédures administratives nécessaires, en particulier l’évaluation du coût d’une procédure immunologique, plus cher.


Comment procède-t-on au dépistage ?

 

Tous les deux ans, l’association départementale chargée du dépistage adresse aux personnes concernées une invitation à retirer le test auprès de leur médecin traitant.


Il s’agit ensuite de faire soi-même à domicile un étalement d’un peu de ses selles sur une plaquette tampon, avec trois selles de suite. Puis le tout est à envoyer par la poste au laboratoire de traitement. En cas de constipation, la réalisation du test est plus longue puisque les selles sont espacées. En cas de diarrhée, c’est l’inverse. Comme il faut avoir son test à portée de main durant ce temps, il est conseillé de le faire pendant un congé.

 

Le test est gratuit mais pas la consultation du médecin traitant. L’envoi par la poste est  gratuit. Son analyse est gratuite.

Si le test est négatif (97% des cas), la personne sera sollicitée à nouveau deux ans plus tard.
En cas de test positif, la personne est invitée à consulter son médecin traitant pour qu’il prescrive une coloscopie de dépistage (examen de référence), elle aussi gratuite.

 

Si la coloscopie est positive (présence de polypes et/ou de cancer), le patient rentre dans un protocole de suivi personnalisé.
Si la coloscopie est négative, le test de dépistage n’est plus nécessaire avant cinq ans (temps moyen de développement des polypes) à condition que les médecins (traitant et gastro-entérologue) en conviennent.

 

L’ensemble de ces mesures représente un coût global de 70 millions d’euros en 2010 pris en charge à 100% par le ministère chargé de la Santé et l’Assurance maladie.


Quelles différences entre dépistage, diagnostic et prévention ?

 

Le dépistage recherche la maladie ou la pré-maladie. Il repère une présence ou un signe suspects, mais il ne l’affirme pas. Il est soit individuel au cas par cas, soit organisé systématiquement dans la population entière donc généralisé.

 

Le diagnostic est la certitude d’une maladie parfaitement identifiée. Il est rare qu’une procédure de dépistage donne aussi le diagnostic certain. C’est cependant le cas lors d’une coloscopie parce que le médecin voit la tumeur et peut la reconnaître formellement. Dans la foulée il la prélève en entier ou en partie quand elle est trop grosse (biopsie). Les prélèvement sont ensuite examinés par un histologiste (ou anatomo-pathologiste) qui confirme le diagnostic visuel et donne un nom à la tumeur. Il est parfois nécessaire de faire des examens biologiques supplémentaires sur la tumeur pour affiner son identité, et partant son pronostic. Car l’évolution et la gravité des cancers dépendent de leur nature cellulaire.

 

La prévention consiste à adopter des comportements qui limitent la transformation cancéreuse des cellules. Par exemple, ne pas fumer et ne pas vivre dans un environnement fumeur est le meilleur moyen de limiter le risque de cancer du poumon. Rares cependant sont les cancers provoqués massivement par un seul facteur. Le plus souvent c’est un cumul de petits facteurs qui accélère la cancérisation, comme dans le cancer colo-rectal. On sait que les résidus de la digestion des viandes, en particulier trop cuites ou carbonisées (barbecue) augmentent le risque ; c’est aussi le cas lors de maladies chroniques de l’intestin par l’inflammation persistante qu’elles entraînent.

Source/Auteur : Docteur Sophie Duméry
Date : 20/04/2011

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à retenir



Informations utiles sur le dépistage

 

Le dépistage recherche la maladie ou la pré-maladie. Il repère une présence ou un signe suspects, mais il ne l’affirme pas. Il est soit individuel au cas par cas, soit organisé systématiquement dans la population entière donc généralisé.


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Certaines références vont être ajoutées prochainement.