Cystites et infections urinaires féminines
Cystites et infections urinaires féminines : définitions
Risques et origines des cystites et infections urinaires Causes et mécanismes des cystites et infections urinaires Symptômes et signes des cystites et infections urinaires Avec quoi ne pas confondre ? Comment prévenir la cystite bactérienne féminine ? Quant faut-il consulter ? Comment préparer la consultation ? Que fait le médecin ? Cystites et infections urinaires féminines : définitions
Les cystites sont des inflammations de la vessie, le plus souvent causées par des bactéries, plus rarement par des virus, des champignons, ou des parasites. Certaines, rares, sont liées à des maladies auto-immunes.
Risques et origines des cystites et infections urinaires
Très peu de données épidémiologiques pour une pathologie qui selon les spécialistes toucherait une femme sur deux au cours de sa vie (Collège universitaire des enseignants en néphrologie, 2011). Les cystites représentent la deuxième localisation infectieuse en médecine générale, après les infections respiratoires.
Les cystites infectieuses peuvent se compliquer, par extension de l’infection aux reins, la pyélonéphrite, puis par passage dans le sang (septicémie). La pyélonéphrite provoque de la fièvre (38-39°), des frissons, une douleur lombaire brutale du côté du rein atteint. La pyélonéphrite non soignée fait courir un risque de détérioration définitive du rein atteint. C’est une urgence médicale.
Une cystite chez un homme est en soi une cystite compliquée, car son anatomie fait normalement obstacle à l’infection.
Les autres facteurs de gravité permettant de parler de cystite compliquée sont :
Causes et mécanismes des cystites et infections urinaires
Le périnée féminin fourmille de bactéries digestives (anales), vaginales et cutanées, parce qu’il met à proximité les différents méats (trous de sortie) de l’intestin, du vagin et de l’urètre (conduit de vidange de la vessie).
Les bactéries qui ont des prolongements adhésifs (pili) peuvent se coller et coloniser la paroi vésicale. Surtout le fait d’Escherichia coli (environ 80% des cystites infectieuses, Association française d’Urologie – Infections urinaires, 2008), cette colonisation durable favorise les récidives à la moindre baisse de « forme » vésicale ou générale.
L’hygiène de vie est essentielle. Certaines habitudes sont néfastes : se retenir de vider sa vessie souvent et longtemps, boire trop peu et ne pas lessiver fréquemment sa vessie, s'essuyer d’arrière en avant, faire une toilette périnéale trop poussée ou négligente, endurer une constipation chronique, surtout oublier de vider sa vessie juste après un coït. Les caresses et pénétrations génitales sont source d’un ensemencement bactérien local important.
Symptômes et signes des cystites et infections urinaires
Pollakiurie, impériosité mictionnelle, miction douloureuse, brûlures mictionnelles, absence de fièvre, absence de ces symptômes les 4 semaines avant cet épisode, et absence d’autres symptômes.
La douleur en urinant (douleur mictionnelle) et l’envie fréquente d’uriner (pollakiurie) même quand la vessie est vide sont des signes très évocateurs. La brûlure en urinant est aussi caractéristique, surtout si elle se prolonge après la fin de la vidange vésicale.
De plus en plus de femmes faisant des cystites aiguës récidivantes se voient prescrire par le médecin généraliste ou le spécialiste des bandelettes urinaires. Ces bandelettes sont des tests à tremper dans l’urine pour confirmer ou pas la présence de pus et/ou de sang.
Cela conforte ou pas le diagnostic probable de cystite bactérienne, à domicile, pour les femmes sujettes à la récidive. Ce qui permet une automédication selon le protocole du médecin traitant.
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à retenir Informations sur les cystites et infections urinaires fémininesLa cystite infectieuse féminine est très fréquente, très souvent due à Escherichia coli (germe digestif).
La résistance croissante de cette bactérie aux antibiotiques implique un bon usage de ces médicaments.
Les mesures d’hygiène vésicales et périnéales sont indispensables en prévention des récidives. La cure thermale est utile contre les récidives chez les femmes prédisposées, ainsi que la canneberge en jus ou comprimés.
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