Rechercher sur le site
Rechercher un médicament
Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes du HONcode. Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.
> > > La contrefaçon : un fléau mondial
Newsletter Santepratique.fr
Suivez l'actualité santé, découvrez nos dossiers ... Inscrivez vous dès maintenant à notre newsletter!

La contrefaçon : un fléau mondial

  5 Votes

La contrefaçon : de quoi s’agit-il ?

 

Estimé à 45 milliards de dollars par an, le marché de la contrefaçon est passé d’une dimension quasi artisanale à une dimension industrielle. Ses réseaux désormais mondialisés fabriquent principalement en Chine et en Inde, pour écouler l’essentiel de leurs stocks dans les pays du Sud. Parmi ces médicaments contrefaits, on retrouve des comprimés contenant le bon principe actif mais au mauvais dosage, de simples placebos, mais aussi des substances toxiques. Pour pallier un désastre sanitaire et endiguer les pertes financières, les laboratoires réagissent en attirant l’attention du législateur et par une meilleure traçabilité des médicaments.

 

Les dangers de la contrefaçon


« 95 % de la valeur d’un médicament rémunèrent la matière grise qui a permis son élaboration ». Pour Jean-François Dehecq, le président de Sanofi Aventis, troisième groupe pharmaceutique mondial et premier européen, il n’y a rien d’étonnant à ce que l’industrie de la contrefaçon soit « aussi lucrative qu’organisée ». La contrefaçon médicamenteuse représente une mine d’or pour les faussaires qui pillent le savoir-faire des laboratoires, créant aussi bien de vulgaires placebos que de laborieuses copies, aussi approximatives que potentiellement dangereuses. D’autres renferment un principe actif qui n’a aucun rapport avec l’original. Au mieux, l’utilisation régulière de médicaments de qualité inférieure ou contrefaits entraîne un échec thérapeutique ou favorise l’apparition d’une résistance. Au pire, elle cause la mort. Car les contrefacteurs n’hésitent pas à recourir à des principes actifs différents de ceux utilisés par le médicament copié, quand il ne s’agit tout simplement pas de produits toxiques comme de l’antigel (cf Note 2 en bas de page 2). Certains médicaments contiennent enfin le bon principe actif au mauvais dosage.

 

+ 384 % de médicaments contrefaits saisis en Europe


Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la contrefaçon représentait en valeur 6 % du marché pharmaceutique mondial de médicaments en 2006, soit environ 45 milliards d’euros. La FDA (Food and Drug Administration, l’autorité sanitaire américaine) est quant à elle plus pessimiste et estime que celle-ci dépasse les 10 %. Mais les pays du globe sont inégaux devant le phénomène. Les pays du sud, qui appliquent avec moins de rigueur les réglementations pharmaceutiques, sont bien entendu les premières victimes. Selon IMPACT, le groupe de travail créé par l’OMS en 2006, jusqu’à 30 % des médicaments disponibles dans certains pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine peuvent être des contrefaçons. Aux États-Unis comme en Europe, la proportion est de moins de 1 %. Pourtant, les statistiques réalisées par les autorités douanières de l’Union font état de fortes saisies de médicaments contrefaits aux frontières européennes, avec un total de 2,7 millions de produits pharmaceutiques en 2006, soit une augmentation de 384 % par rapport à 2005. En 2007, ce sont à nouveau plus de 4 millions d’unités qui ont été saisies.
Les pays développés constituent ainsi une cible pour les trafiquants qui s’intéressent de plus en plus aux traitements pharmaceutiques à très forte valeur ajoutée destinés aux pathologies lourdes (anticancéreux, maladies cardiaques, troubles psychologiques, infections). Jusqu’alors, la contrefaçon touchait davantage des traitements dits de confort comme, par exemple, les médicaments contre les dysfonctions érectiles.

 

Les raisons de l’inflation


Deux facteurs expliquent cette accélération du phénomène en Europe. Tout d’abord, il s’agit de la libre circulation des médicaments à l’intérieur des frontières de l’UE, mais aussi de la vente sur Internet, qui profite également des différences de prix entre les différents pays membres de l’Union. À ce sujet, l’OMS estime que 50 % des médicaments vendus sur le web sont contrefaits. En France, le phénomène est heureusement réduit, car le réseau de distribution des médicaments est verrouillé et il existe seulement quelques distributeurs pour approvisionner toutes les pharmacies de l’Hexagone. Contrairement à l’Allemagne ou à l’Angleterre, les autorités de santé françaises interdisent aux pharmacies de délivrer des médicaments par le biais d’un site Internet.

 

 


Revenir au sommaire

 

 


Articles en cours de révision.
Certaines références vont être ajoutées prochainement.