A quel moment consulter ?
Lorsque la constipation retentit sur la qualité de vie, lors de troubles inhabituels (constipation, diarrhée), lorsqu’il y a du sang dans les selles, ou des douleurs abdominales intenses. Ou à titre systématique pour faire un bilan : autour de 50 ans, puis selon les indications du médecin traitant.
Comment préparer la consultation avec le médecin ?
Répertoriez les circonstances déclenchantes s’il y en a : choc affectif, intervention chirurgicale, modification de votre alimentation (voyage), médicaments, nouveaux modes de vie (sédentarité), impératif professionnel rendant impossible le fait d’aller à la selle.
La récapitulation de tous les médicaments pris est indispensable, en n’oubliant pas l’automédication.
Que fait le médecin ?
Il fait un examen complet pour vérifier que la constipation est simple et isolée. L’inspection de l’anus est nécessaire pour rechercher fissures anales ou hémorroïdes, avec un toucher rectal, et chez la femme un toucher vaginal pour rechercher une altération du périnée.
Les explorations supplémentaires ne se justifient que si la constipation est liée à une maladie plus générale (hypothyroïdie par exemple, ou diabète), à un traumatisme (accouchement délabrant), ou pour rechercher une tumeur. Elles comportent la coloscopie en premier lieu ; éventuellement un coloscanner ou un lavement baryté selon le choix du spécialiste gastro-entérologue consulté.
L’exploration du transit par le spécialiste peut nécessiter l’ingestion d’une capsule vidéoscopique (récupérée dans les selles) ou des petits palets radio-opaques suivis par des radiographies simples de l’abdomen jusqu’à leur évacuation.
L’étude des pressions digestives (manométrie digestive) peut aussi faire partie des demandes du spécialiste, ou bien une défécographie (imagerie, par opacification, de la défécation).
Le traitement
Les recommandations de pratique clinique de la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE, 2007) sont de traiter la cause… quand on en tient une ! Même lorsque c’est le cas, comme la prescription d’un neuroleptique ou un diabète, il n’est pas toujours aisé de l’évincer.
Lors d’une constipation banale idiopathique (sans cause particulière) les laxatifs et une hygiène alimentaire riche en fibres sont proposées, ainsi que l’abstention des efforts de poussée à la selle. La consultation diététique peut être utile.
Dans le cas de troubles terminaux de la défécation, une rééducation du sphincter peut être envisagée. Sans oublier la consultation psychologique quand existent des troubles psychiques, une maltraitance, un abus sexuel…
Mise à jour par le Dr Sophie Duméry - Janvier 2012