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jeudi 17 mai 12 -
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Informations pratiques pour communiquer avec un proche Alzheimer

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Quelques situations conflictuelles au quotidien
 
Il (elle) oublie tout
Il est inutile de lui dire "je te l'ai déjà dit". Pour éviter de souffrir et de s'irriter de ces troubles de mémoire, l'aidant doit accepter de répéter comme une machine, sans s'investir dans la réponse.

 

Il perd tout, il cache tout

Pour éviter tout incident, il faut faire faire un double des clefs, des photocopies des documents importants, mettre sous clefs ce qui est important. L'aménagement de l'habitation devra être repensée afin d'offrir le moins de cachettes possibles, ce qui n'empêchera pas de retrouver les objets aux endroits les plus inattendus voire de ne pas les retrouver du tout. Dans ce cas, il ne faut pas se focaliser sur l'objet perdu et dédramatiser la perte.

 

Il ne m'aide pas

Il est très difficile, surtout pour le conjoint, et d'autant plus qu'il est âgé, de ne plus pouvoir compter sur le patient. Il doit admettre qu'en effet il ne peut plus en attendre aucune aide, ce qui lui impose de s'organiser autrement : en particulier faire des choses qu'il n'avait jamais faites, qu'il s'agisse de  cuisiner ou de s'occuper des papiers administratifs.

 

Il dit un mot pour l'autre

Il faut laisser au malade le temps de parler : on peut lui proposer le début du mot (la mon….), ou le replacer dans son contexte (je regarde l'heure à la m…..). On doit lui apporter son aide pour ne pas  laisser l'angoisse s'installer s'il ne trouve pas, tout en faisant toujours comme si c'était naturel et non pas en pensant qu'on fait de la rééducation.

 

Il ne me parle plus

Le patient ne souffre pas de ce manque de dialogue, contrairement à l'aidant ! Il peut continuer à parler au malade, mais sans se préoccuper de l'absence de réponse. Car si ce qu'on dit n'a plus d'importance (les mots ont perdu leur sens), la communication persiste… à 80% non verbale.
Pour son équilibre, il est vital que l'aidant garde des contacts réguliers avec le voisinage, les amis, la famille…etc. 

 

Il est apathique
Aucun médicament et aucune rééducation ne permettent de stimuler le patient, ou de le motiver à des contacts sociaux. L'aidant doit en faire son deuil ; ne pas sortir ou ne pas voir d’amis ne fait souffrir que le proche aidant.


Il est plus facile de gérer un malade apathique qu'un malade agressif ! On arrive généralement à l'entrainer à faire l’indispensable : s'habiller, aller voir le médecin, manger…etc. La communication passe plus par la démonstration que par la parole : on peut dire "on va manger", et en même temps l'accompagner à table, et lui mettre les couverts dans les mains. Tandis que si on dit "tu viens manger ?", on lui ouvre la possibilité de dire non, voire de s'opposer. Il faut donc donner l'exemple, une (petite) partie du comportement passant par l'imitation. Tout en acceptant que cela ne marche pas toujours, même si on a adopté le bon comportement…

 

Il est angoissé

L'anxiété existe (comme la dépression) aux premiers stades de la maladie lorsque le patient en a encore conscience. Le patient vit son monde comme un puzzle dont il manque de plus en plus de pièces et qu'il essaie de reconstituer tant bien que mal. Si on lui dit qu'il se trompe, il se déstabilise et devient anxieux et/ou agressif. Il faut donc le rassurer en lui montrant qu'on partage le même monde que lui, où tout est normal. Ce comportement positif permet d'éviter au maximum le recours aux anxiolytiques, que le médecin pourra cependant prescrire si l’anxiété provoque souffrance et/ou agitation importante.
Pour prévenir  la classique angoisse du crépuscule, il est conseillé de sur-éclairer la maison en fin de journée, de mettre de l'animation ou de proposer une activité à ce moment-là : regarder le coucher de soleil, si possible dehors, apaise souvent le patient.

 

Il a des hallucinations

Il est impossible de faire comprendre au patient qu'il s'agit d'une hallucination; si elle n'est pas angoissante, on peut la laisser évoluer, voire la partager. Le recours au médecin est par contre indispensable si l'hallucination génère de l'anxiété ou entraine un délire de persécution.


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à retenir



Ne jamais se dire qu’on fera face seul à un malade Alzheimer grâce à l’amour qu’on lui porte.

Dans les faits, la dégradation cérébrale inéluctable fait souffrir les deux et parfois cause leur double décès.

Se préparer à affronter les différents stades de la maladie avec les soignants, les services sociaux et les associations d’aidants est la meilleure chose à faire.


Vivre avec un proche atteint de la maladie d'Alzheimer

La maladie d’Alzheimer n’est pas la maladie d’une seule personne.

adresses utiles



 

Assocation France-Alzheimer (numéro d’appel national : 0 811 112 112 - coût d’un appel local)

Maison des aidants

Autres adresses utiles

           


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Certaines références vont être ajoutées prochainement.