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Communiquer avec un proche atteint d'Alzheimer - Conseils pratiques

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Quelle attitude face à l'opposition et/ou l'agressivité ?


Il faut distinguer une opposition ou une agressivité permanente, difficile à gérer mais qui peut faire partie de la maladie, de la crise d'agressivité survenant brutalement.

 

 

Faire face à une crise


Les crises ont toujours une cause qu'il faut rechercher.

 

En premier lieu, une pathologie dont le malade ne se plaint généralement pas et par conséquent méconnue (infection urinaire, mycose…).

Ensuite, une perturbation de l’environnement (comme des bruits extérieurs) qui ne gêne pas l'entourage mais que le patient perçoit exagérément et qui le déstabilise.


L'aidant doit rester calme et froid (distancié !) et ne pas se laisser gagner par l'irritation. Il faut surtout casser à son début la spirale émotionnelle, où le ton et l'agressivité enflent de part et d'autre. Parfois passer avec le patient dans une autre pièce, détourner son attention vers autre chose peut calmer la crise rapidement.


Lorsque la crise est importante, le malade peut fixer son ressentiment et son agressivité sur l'aidant. Celui-ci ne peut plus s'en sortir seul, et doit impérativement faire appel à un médiateur, autre membre de l'entourage ou soignant.

 

Affronter l'agressivité permanente


Cette situation est particulièrement difficile à vivre au quotidien : il faut se rappeler que le malade vit dans un monde angoissant ce qui le rend agressif, d’où l'importance de le rassurer en lui disant qu'on partage ce monde avec lui.

On peut le laisser évacuer son stress en employant des phrases « types Â» qui vont dans son sens "oui, tu as bien raison", "c'est bien comme ça", et surtout de les accompagner d'une expression convaincue et de gestes apaisants. Abonder dans son sens permet de l'attirer vers un autre thème plus positif et de détourner son attention de son idée fixe… mais cela n'est pas toujours possible.


Quand faire appel au médecin ?


L'aidant doit se faire aider d'un soignant dès qu'il n’est plus capable de gérer seul une situation.

 

La consultation est nécessaire lorsqu'apparaissent des troubles du comportement inhabituels ou qui mettent en jeu la sécurité du patient, lorsque ce dernier manifeste de l'anxiété ou de l'agressivité, en cas de crise d'agitation.

 

Source/Auteur : Dr Maia Bovard-Gouffrant
En collaboration avec le Dr Jean-Pierre Polydor, neurologue (Cannes)
Date : 21/08/2010

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à retenir



Ne jamais se dire qu’on fera face seul à un malade Alzheimer grâce à l’amour qu’on lui porte.

Dans les faits, la dégradation cérébrale inéluctable fait souffrir les deux et parfois cause leur double décès.

Se préparer à affronter les différents stades de la maladie avec les soignants, les services sociaux et les associations d’aidants est la meilleure chose à faire.


Vivre avec un proche atteint de la maladie d'Alzheimer

La maladie d’Alzheimer n’est pas la maladie d’une seule personne.

adresses utiles



 

Assocation France-Alzheimer (numéro d’appel national : 0 811 112 112 - coût d’un appel local)

Maison des aidants

Autres adresses utiles

           


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Certaines références vont être ajoutées prochainement.