Quand consulter le médecin ?
Toujours en urgence. D’une part pour ne pas risquer d’altérer le rein bloqué quand on a deux reins, d’autre part pour sauver sa vie si le rein bloqué est le seul rein qui fonctionne.
Il est donc licite d’appeler le 15 ou de consulter aux services d’accueil des urgences hospitalières (SAU).
Comment préparer la consultation ?
Réunir les informations sur son risque de calculs rénaux (lithiase rénale).
Les radios d’abdomen stipulant la présence de calculs urinaires sont aussi à fournir au médecin, s’il y en a.
Que fait le médecin ?
Le médecin vérifie le diagnostic puis injecte au patient en intraveineuse des AINS (anti-inflammatoire non-stéroïdien) pour le soulager rapidement. Eventuellement, il injecte des morphiniques si la douleur le nécessite. Il fait ensuite le bilan général pour évaluer le risque de complications.
Des examens sont nécessaires comme la radio d’abdomen et l’écho-doppler des reins.
Le scanner avec ou sans injection est choisi par l’urologue consulté. Toute colique néphrétique compliquée doit lui être adressée : femme enceinte, colique fébrile (fièvre), insuffisance rénale aiguë, rein greffé, colique hyperdouloureuse, rupture de l’uretère, gros calcul, etc.…
L’urologue décide de l’utilité d’un geste de drainage des urines en amont de l’obstacle. L’obstacle est traité ultérieurement, hors urgence, si nécessaire. Certains médicaments (alphabloquants, inhibiteurs calciques) pourraient accélérer l’expulsion du calcul.
Heureusement, l’expulsion du calcul est spontanée dans 68% des cas en une à quatre semaines, quand sa taille est inférieure à 5 mm. Mais ce pourcentage tombe à 47% quand il mesure entre 5 et 10 mm. La période d’observation avant un éventuel geste urologique est classiquement d’un mois (AFU recommandations actualisées, 2008).
Durant les premiers jours, un traitement par AINS et antalgique en comprimé (en relai des injections intraveineuses) limite le spasme et facilite la migration calculeuse. Il faut recueillir les calculs pour les analyser : on filtre donc les urines en urinant dans un vase recouvert d’une gaze à pansement. Connaître la nature du calcul permet d’adapter son hygiène de vie en conséquence.
Mise à jour par le Dr Sophie Duméry - Janvier 2012