À quel moment consulter ?
Plus la maladie est diagnostiquée et traitée précocement, meilleures sont les chances de stabilisation (et pas de guérison car la cirrhose est irréversible). Chez l’alcoolique ou le patient porteur d’une hépatite chronique (C ou B), il est essentiel de contrôler la fonction hépatique régulièrement, voire de réaliser des examens pour vérifier l’absence de cirrhose.
En cas d’hémorragie digestive (vomissements de sang ou selles très noires), une hospitalisation en urgence est nécessaire (SAMU Centre 15).
Que fait le médecin ?
Le médecin va constater la présence de l’hépatomégalie en palpant l’abdomen ; il vérifiera aussi les autres signes orientant vers une cirrhose (angiomes, érythrose, circulation collatérale). Les antécédents orientent vers une cause possible : hépatite virale, alcool, hémochromatose génétique ou maladie auto-immune. Des signes de complications sont également recherchés : tremblements de l’encéphalopathie, signes d’hémorragie digestive…
Des examens biologiques (prise de sang) permettent à la fois de déterminer le stade de la cirrhose et son retentissement (coagulation, plaquettes…), mais aussi la cause (sérologies des hépatites, critères d’alcoolisme…).
Cependant, le diagnostic de cirrhose est porté uniquement sur des examens complémentaires spécialisés, comme la ponction biopsie hépatique (PBH). Il s’agit d’un prélèvement d’un petit morceau du foie pour analyse. D’autres tests sont possibles, notamment en cas d’hépatite C chronique (Fibrotest® et l’élastographie impulsionnelle ultrasonore).
L’échographie abdominale et l’endoscopie digestive (fibroscopie) recherchent quant à elles des complications de la cirrhose.
En cas de cirrhose non compliquée, le traitement est avant tout celui de la cause (consommation d’alcool, hépatite…) ou des facteurs associés (surpoids, diabète…). Certains médicaments servent à prévenir le risque d’hémorragie digestive en cas de varices œsophagiennes. Ces dernières nécessitent parfois une ligature endoscopique.
Comment préparer ma prochaine consultation ?
Un accompagnement psychologique dans des réseaux de soins ou d’associations permet d’aider les malades, notamment ceux en situation de dépendance (alcool, drogues…).
Toute infection nécessite chez le cirrhotique une consultation rapide.