À quel moment consulter ?
Plus la maladie est diagnostiquée et traitée précocement, meilleures sont les chances de stabilisation (mais pas de guérison car la CBP est un processus irréversible).
La suppression des cofacteurs de risque, et notamment de la consommation d’alcool, est essentielle. Une surveillance régulière de la fonction hépatique est impérative pour détecter les complications et suivre l’évolution de la maladie.
Que fait le médecin ?
Au stade de cirrhose, le médecin constate la présence d’un gros foie en palpant l’abdomen ; il vérifie aussi les autres signes orientant vers une cirrhose (angiomes ou taches de vins, rougeur, vaisseaux anormaux sur le ventre…). Des signes de complications sont également recherchés : tremblements de l’encéphalopathie, signes d’hémorragie digestive…
En fonction de l’avancement et de la forme de la maladie, différentes anomalies biologiques sont retrouvées : des signes de cholestase (rétention de bile) et des signes de destruction hépatique (ou cytolyse) sont les principaux. D’autres examens permettent à la fois de déterminer le stade de la maladie et son retentissement (coagulation, plaquettes…), mais aussi d’éliminer d’autres causes (sérologies des hépatites, critères d’alcoolisme…).
Le diagnostic de CBP est fortement suspecté sur la présence d’anticorps dits antimitochondries (AMA de type M2). Il sera confirmé par une PBH qui met en évidence les lésions inflammatoires (ou cholangite destructrice lymphocytaire).
Le traitement repose sur l’acide ursodésoxycholique (AUDC) qui ralentit la progression de la fibrose, et les corticoïdes dans certains cas (signes d’hépatite auto-immune).
À un stade avancé de la maladie, la seule solution est la transplantation hépatique.
Comment préparer ma prochaine consultation ?
Un accompagnement psychologique dans des réseaux de soins ou d’associations de patients permet d’aider les malades.
Toute infection nécessite chez le cirrhotique une consultation rapide.