Dans quelles circonstances perd-on ses cheveux ?
Stress, grossesse, fièvre élevée, prise de médicaments, régimes… peuvent provoquer une chute de cheveux diffuse temporaire plus ou moins conséquente, qui n’a rien d’alarmant : c’est l’effluvium télogène.
Avec l’âge, il est aussi fréquent de voir apparaître un dégarnissement des golfes et/ou du sommet du crâne chez l’homme : c’est l’alopécie commune ou alopécie androgénique masculine.
L’alopécie androgénique féminine existe aussi et se traduit par une diminution globale de la chevelure, surtout sur le sommet du crâne.
Même si les femmes perdent en général leurs cheveux de façon moins importante que les hommes, on estime entre 40 et 50 % le taux de femmes ménopausées présentant un certain degré de calvitie par alopécie androgénique.
La chimiothérapie anticancéreuse ou la pelade entraînent également une chute de cheveux diffuse, mais cette fois de façon brutale : c’est l’effluvium anagène.
Enfin, la chute de cheveux peut être localisée dans certains cas d’alopécie androgénique masculine (tonsure) ou de dermatose (pelade, teigne, lupus érythémateux…).
Comment traiter les chutes de cheveux ?
Il est nécessaire de déterminer leur cause pour les traiter efficacement.
L’effluvium télogène ayant souvent une cause organique et parfois psychologique (carence en fer, troubles des règles, période qui suit l’accouchement et/ou période de l’allaitement, prise de médicament…), il guérit souvent sans traitement au bout de quelques mois. Les jeunes cheveux remplacent progressivement les cheveux morts.
Les effluviums anagènes des chimiothérapies peuvent parfois être minimisés par des mesures de prévention. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin. Les dermatoses qui provoquent une chute de cheveux spécifique (pelade, teigne…) doivent bénéficier d’un traitement adapté en fonction de chaque cas.
Quant à l’alopécie androgénique, elle peut être traitée par finastéride et minoxidil pour les hommes, et par minoxidil plus faiblement dosé pour les femmes. On peut aussi se tourner vers la chirurgie, qui permet de procéder à des microgreffes de cheveux réalisées sous anesthésie locale. Mais le coût élevé de ce procédé et le risque que les greffes ne prennent pas en font hésiter plus d’un(e)…
Source/Auteur : Marie BAZET
Date : 08/07/2009
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