Comment cela se manifeste-t-il ?
Les brûlures sont classées en fonction de leur profondeur et de leur étendue, et les symptômes varient en fonction de la profondeur des lésions.
- Les brûlures du premier degré (couche cutanée externe ou épiderme) sont caractérisées par une rougeur (appelée érythème par les médecins) avec une sensibilité voire une douleur et un gonflement. La guérison est spontanée au bout de quelques jours. C’est le classique « coup de soleil ».
- Les brûlures du deuxième degré (derme) sont très douloureuses, et la peau est caractérisée par un aspect rosé et humide avec apparition de cloques (ou phlyctènes). La guérison est plus longue et peut laisser une cicatrice sur la peau.
- Les brûlures du troisième degré (atteinte de la peau jusqu’à la troisième couche ou hypoderme) sont beaucoup plus graves et peuvent même léser les tissus sous la peau (graisse, nerfs…). La peau est dans ces cas blanche et, paradoxalement, la douleur est faible voire inexistante car les terminaisons nerveuses ont été détruites. La cicatrisation est très lente. Elle nécessite des soins et les cicatrices laissées sont généralement importantes.
Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
Il existe un autre type de brûlures liées à l'inhalation d’un gaz ou air chaud, qui peut endommager les voies aériennes supérieures (trachée, bronches) et créer une détresse respiratoire.
On parle de brûlures par inhalation ; elles peuvent entraîner une inflammation des voies respiratoires et une asphyxie. Il s’agit donc d’une urgence.
Y a-t-il une prévention possible ?
La prévention repose sur des conseils simples : ne pas laisser à portée des enfants des casseroles avec de l’eau bouillante, manipuler les produits chimiques avec des gants, ou encore ne pas allumer un barbecue avec de l’essence ou un produit inflammable.
En cas de début d’incendie, un extincteur dûment révisé et en parfait état de fonctionnement doit être à disposition immédiate. Si le feu progresse, l’alerte aux sapeurs-pompiers doit être très rapide.