Comment se manifeste la bradycardie ?
La bradycardie peut ne pas s’exprimer cliniquement : la personne ne ressent aucun symptôme, comme par exemple le sportif entraîné qui a normalement un rythme cardiaque lent et régulier. Cette bradycardie est physiologique et doit être respectée (pas de traitement).
D’autres patients supportent mal le ralentissement de leur fréquence cardiaque, responsable d’une fatigabilité, d’un essoufflement, voire de malaises (étourdissements ou pertes de connaissance vraies).
À un stade plus important (et une fréquence cardiaque très ralentie), une insuffisance cardiaque voire une mort subite sont possibles.
Les symptômes dépendent également beaucoup de la maladie causale. Ils peuvent par ailleurs être intermittents si la bradycardie n’est pas permanente.
Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
Il ne faut pas confondre la bradycardie sinusale du sportif avec un rythme cardiaque lent naturellement mais très bien toléré, avec les autres bradycardies, pathologiques et souvent mal tolérées.
Par ailleurs, les causes de malaises sont nombreuses. Le malaise vagal par exemple se produit en cas de contexte favorisant (stress, chaleur…) et provoque un étourdissement et un ralentissement de la fréquence cardiaque réflexe ; la bradycardie n’est pas la cause mais la conséquence du malaise.
Y a-t-il une prévention possible ?
Comme toutes les maladies du cœur ou du système vasculaire, le tabac est un ennemi à éliminer au plus vite. De même, une activité physique (30 minutes trois fois par semaine) permet de rester en forme et participe à la prévention des maladies cardio-vasculaires.
La consommation d’excitants (thé, café…) peut interférer avec le rythme cardiaque et elle est donc déconseillée.
Si vous avez un stimulateur cardiaque, il faut porter une carte précisant le dispositif implanté, veiller à ne pas passer sous les portiques magnétiques (aéroports) et les rendez-vous de surveillance (en moyenne tous les 6 mois) sont indispensables.