À quel moment consulter pour une BPCO ?
La BPCO doit être évoquée et diagnostiquée chez une personne fumeuse (ou ex-fumeuse) qui tousse et crache le matin. Il est capital de ne pas banaliser ce symptôme, car la bronchopneumopathie chronique obstructive non soignée évolue irrémédiablement vers un rétrécissement des bronches et une aggravation des signes jusqu’à l’insuffisance respiratoire.
Que fait le médecin contre une BPCO ?
Le médecin pratiquera un interrogatoire et un examen clinique pour évaluer la sévérité de la maladie et éliminer d’autres diagnostics. L’examen clé est la mesure du souffle pour établir un diagnostic de certitude de la BPCO. Cette mesure du degré d’obstruction des bronches se fait grâce à la spirométrie complète ou épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR). L’examen, simple et indolore, consiste à souffler dans l’embout de l’appareil.
Outre les conseils de prévention et d’hygiène de vie, des traitements existent, qui s’intègrent dans une réhabilitation respiratoire. La réhabilitation respiratoire est un programme de soins personnalisés comprenant des soins médicaux (bronchodilatateurs qui dilatent les bronches), de la rééducation musculaire et respiratoire, une éducation thérapeutique, une aide au sevrage tabagique et un soutien psychologique et/ou social.
Le médecin traitant, en lien avec le médecin pneumologue, travaille donc avec de nombreux professionnels (kinésithérapeute, ergothérapeute, infirmiers…).
Comment préparer ma prochaine consultation pour une BPCO ?
Le rôle du patient et de son entourage est essentiel. Le traitement, symptomatique le plus souvent, nécessite d’être adapté et réactualisé en fonction de son efficacité. Il faut donc noter les facteurs d’amélioration ou au contraire d’aggravation des symptômes, pour les transmettre à l’équipe soignante.
Source/Auteur : Dr Gérald KIERZEK
en collaboration avec Dr Emmanuelle TOUREL
et Dr Patrice MARIE
Date : 16/07/2009
Revenir au sommaire