A quel moment consulter ?
Il faut consulter le plus tôt possible dès l’apparition des premiers symptômes. On peut consulter dès l’âge de 2-3 ans, si le bégaiement apparaît à ce moment-là . Cette consultation précoce permet la disparition de la pathologie dans 80% des cas à 2 ans.
Attention, cette amélioration est inversement proportionnelle à l’âge du premier dépistage, puisqu’elle descend à 40% seulement si l’on attend l’âge de 5 ans pour consulter. Plus on tarde, plus le risque que le bégaiement perdure est important.
Comment préparer la consultation avec le médecin ?
En parler avec le médecin généraliste ou le pédiatre permet d’avoir un premier avis médical. Mais attention à ne pas commettre l’erreur fréquente de penser que le bégaiement « va passer ». Le facteur temps ayant toute son importance dans les chances de guérison, mieux vaut consulter un spécialiste pour rien que trop tard.
La consultation avec un phoniatre ou un orthophoniste permet d’évaluer précisément la persistance des troubles et le temps écoulé depuis les premières difficultés d’élocution, et les traitements à privilégier. Cette consultation suppose évidemment la motivation de tous, les parents autant que l’enfant.
Que fait le médecin ?
Un consensus se développe sur le diagnostic et la façon d’intervenir sur le bégaiement.
Il recouvre l’intervention précoce (à partir de 2-3 ans), la guidance parentale, le dépistage d’autres troubles éventuels, la méthode Lidcombe dans certains cas et, bien sûr, l’orthophonie.
1- La guidance parentale repose sur des conseils donnés par le spécialiste aux parents de l’enfant bègue pour réduire, voire supprimer le bégaiement : éviter les attitudes nocives (reproches, moqueries…), mais aussi la fausse indifférence (faire comme si on ne remarquait rien) et guider l’enfant à bien parler (en lui signifiant de se calmer, d’articuler, de parler moins vite…).
2- La méthode Lidcombe repose sur des exercices guidés d’une heure par jour : jouer, discuter en reprenant l’enfant chaque fois qu’il bégaie et en gardant à l’esprit de le complimenter régulièrement : l’idéal étant d’attribuer quatre compliments pour une remarque.
3- L’orthophonie est essentielle (à partir de 6 ans), mais elle suppose une rééducation très longue et il n’est pas toujours aisé d’obtenir un rendez-vous avec une orthophoniste spécialisée.
4- Chez l’adulte, les thérapies comportementales ont de bons résultats et la recherche concernant l’efficacité de certains médicaments (sur la dopamine, notamment) s’affine.