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Augmentation mammaire
Informations pratiques

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Quels sont les risques et inconvénients de l’augmentation mammaire ?


Lorsque les prothèses mammaires sont placées derrière le muscle pectoral, l’élongation et la pression de ce muscle sont à l’origine de douleurs au niveau du thorax. Elles sont calmées par des antalgiques simples (paracétamol, antiinflammatoires) ou des décontracturants musculaires mais jamais d’aspirine.


La « coque » est une réaction des tissus environnant la prothèse, à l’origine d’un raffermissement du ou des seins, apparaissant plus ou moins rapidement (2 ans en moyenne). Quinze jours après l’intervention, il est nécessaire de masser quotidiennement les seins afin de mobiliser les prothèses et d’obtenir un assouplissement plus rapide. C’est aussi une prévention des coques.
Le risque d’infection est très faible, moins de 1 % des cas. Une infection impose un retrait de la prothèse pour au moins 6 mois.
Le risque d’hématome est lui aussi faible (mois de 5 %).


Des massages (crèmes antivergetures, huiles essentielles…) peuvent limiter les « craquements » cicatriciels.
Attention au risque de rupture ou de dégonflement : tout durcissement ou, au contraire, ramollissement de la poitrine doit faire consulter un médecin, seul juge de la nécessité d’une radiographie ou d’une échographie.
La grossesse est déconseillée dans les 2 ans qui suivent l’intervention.

 

Quels sont les délais, coût et remboursement ?


Cette intervention de chirurgie esthétique n’est pas prise en charge (taux = 0 %) par la Sécurité sociale (ni par aucune mutuelle), en dehors des hypotrophies mammaires congénitales et des syndromes malformatifs (syndrome de Poland, seins tubéreux).

Les asymétries mammaires peuvent être prises en charge à condition que l’asymétrie diffère d’au moins deux tailles de soutien-gorge.
Les suppléments d’honoraires sont possibles et doivent faire l’objet d’un devis signé du ou des chirurgiens devant réaliser tout ou partie de l’opération : devis conforme au décret n° 2005-777 du 11 juillet 2005, signé à réception par le patient.


S’ensuit un délai incompressible de réflexion de 15 jours indispensable au consentement éclairé de la patiente. Il existe des formulaires de consentement éclairé préétablis, prêts à signer. Certains chirurgiens font recopier le texte par la patiente afin de s’assurer de sa bonne compréhension. Parfois s’ajoute un troisième consentement éclairé de la clinique concernant des conditions d’hospitalisation.
Le coût hors prise en charge d’une augmentation mammaire varie entre 3 000 et 5 000 €.

 

Qui pratique l’augmentation mammaire ?


À l’hôpital public ou en clinique privée accréditée, le chirurgien doit impérativement posséder la spécialité de « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique » reconnue officiellement par le Conseil de l’Ordre des médecins. D’autres chirurgiens sont habilités à réaliser des actes de chirurgie esthétique limités au cadre anatomique de leur spécialité (chirurgie maxillofaciale par exemple).

Source/Auteur : Hélène JOUBERT
En collaboration avec le Dr Jean-Luc ROFFE
Date : 23/04/2009

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