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jeudi 02 septembre 10 -
Information santé > Maladies > Liste des troubles et pathologies > Arthrose : à quel moment consulter un médecin ?
Arthrose
Préparer sa consultation
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À quel moment consulter ?

 

Dès que vous ressentez des douleurs articulaires, parlez-en à votre médecin pour établir un diagnostic précis et entamer un traitement si nécessaire. Cela permet de préserver plus longtemps votre articulation.

 

Comment préparer la consultation avec le médecin ?


Faites le point sur le nombre de poussées douloureuses au cours des derniers mois et l’efficacité des médicaments que vous avez pris (automédication). Réfléchissez également au contexte d’apparition de votre douleur (port de charge, activité physique, aucune raison apparente…). Enfin, évaluez votre niveau d’activité physique.

 

Que fait le médecin ?


Le médecin traitant établit le diagnostic ferme d’arthrose. Il peut prescrire une radiographie qui montre une diminution de l’interligne articulaire c’est-à-dire de l’espace articulaire, liée à l’amincissement du cartilage.


Hors des poussées inflammatoires, un traitement antalgique de base est destiné à maîtriser la douleur pour préserver la mobilité et l’autonomie des patients. Le paracétamol est recommandé en première intention à des doses de 3 g maximum par jour. Il existe également des antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS) par voie orale ou topique (locale) ou encore des antalgiques opiacés en cas de douleur rebelle.


Lors de poussées douloureuses fortes, il faut ménager l’articulation douloureuse en évitant de trop la solliciter. Des infiltrations locales de corticoïdes peuvent être prescrites. Leur efficacité dure en général un à deux mois. Dans certains cas, un lavage articulaire permet d’éliminer les débris de cartilage tombés dans l’articulation.
En traitement de fond, des médicaments antiarthrosiques contribuent à préserver la structure du cartilage mais leur efficacité est modérée. Ils ont également une action antalgique qui apparaît environ deux mois après le début du traitement. Enfin, un gel peut être injecté dans l’articulation pour la lubrifier, il s’agit de la viscosupplémentation.


En dernier recours, en cas d’arthrose de la hanche et du genou, il existe des articulations artificielles (prothèses). Cela nécessite une intervention chirurgicale : l’arthroplastie. Une prise en charge précoce et efficace peut éviter d’en arriver à ce stade, ou retarder le moment où l’on sera dans la nécessité d’y recourir pour garder son autonomie.

 

 

Source/Auteur : Marie LESTELLE
en collaboration avec Dr Sophie DUMERY
Date : 15/07/2009

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à retenir



L’arthrose conduit à une perte de mobilité des articulations que l’on peut freiner par une bonne hygiène articulaire qui limite la pression excessive. Les médicaments soulagent la douleur et peuvent ralentir le processus destructeur. L’arthrose ne doit pas inciter à l’immobilité mais au contraire à rester actif pour ne pas entrer dans un cercle vicieux.

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