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Tout beau, tout propre !

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Apprentissage de la propreté : de quoi parle-t-on ?

 

Quand on sait que 90 % des Français ne se lavent pas les mains avant de prendre un repas et que 25 % d’entre eux ne se les lavent qu’à l’eau claire, sans savon, on comprend à quel point il est essentiel de commencer l’apprentissage de l’hygiène dès le plus jeune âge. L’hygiène, c’est la toilette au quotidien de toutes les parties du corps : bouche, visage, mains, pieds, parties génitales et cheveux. Mais quand et par où commencer ? Et comment faire pour que l’hygiène devienne un automatisme ?

 

Des pieds à la tête


Pour prendre soin de son hygiène corporelle, un bain quotidien dès la naissance lui permet non seulement de se protéger contre les bactéries — le bébé est très vulnérable aux infections —, mais aussi d’enregistrer ce moment comme une pratique habituelle, un moment de détente et de jeu. Car le jeu est le meilleur moyen d’apprendre pour un enfant ; l’heure du bain doit y être associée pour ne pas le rebuter.
Ainsi, même si avant 4 ans l’enfant a du mal à se laver tout seul, on peut lui apprendre très tôt les différentes parties de son corps au fur et à mesure qu’on les lui lave. La tâche peut se compliquer pour les cheveux (à laver entre une et trois fois par semaine), car nombre d’enfants ne supportent pas d’avoir de l’eau dans les yeux. Mais un gant posé dessus permettra de les protéger de l’eau qui s’écoule et d’éviter de faire de ce moment un véritable calvaire pour tous…
Passé 4-5 ans, laissez-le se laver le corps tout seul, notamment ses parties intimes, mais toujours sous votre surveillance pour vérifier qu’il se lave correctement (il faut que ça mousse !) et pour éviter tout accident (brûlure ou glissade, par exemple).

 

Les mains, le plus souvent possible


Les mains et les ongles sont les cibles privilégiées de la contamination microbienne, et ceux des enfants n’y échappent pas puisqu’ils leur servent à explorer le monde qui les entoure.
Se laver les mains plusieurs fois par jour devrait être un automatisme pour tous, a fortiori pour les parents, dont les enfants imitent les moindres gestes. Apprenez donc à votre enfant à se laver les mains en comptant jusqu’à 30 à chaque fois qu’il rentre à la maison, qu’il revient des toilettes ou qu’il a touché un animal (même celui de la maison) ; idem avant et après chaque repas, et ce dès qu’il commence à attraper ce qu’il a dans son assiette.
Encore une fois, ces pratiques deviendront des automatismes si elles le sont déjà pour vous… Il est bon de rappeler que se laver correctement les mains veut dire retirer bagues et bijoux, se mouiller les mains avec de l’eau tiède, les laver dans tous les recoins, entre les doigts et sous les ongles avec du savon pendant trente secondes en faisant bien mousser pour décoller les microbes ; enfin se rincer les mains puis les essuyer avec un tissu propre pour éviter que de nouveaux microbes s’y redéposent.
Et n’oubliez pas que pour que les ongles aient plus de chances de rester propres, il est préférable qu’ils soient courts.

 

Lave tes dents, mouche ton nez !


Le pouvoir de contamination des sécrétions nasales (nez qui coule, éternuements…) est particulièrement élevé.
Dès la naissance, le nettoyage des fosses nasales permet la mise à l’écart de bon nombre de maladies (rhumes, bronchiolites…), non seulement en période hivernale mais de façon préventive tout au long de l’année. L’utilisation d’un mouche-bébé sera vite relayée par l’enfant lui-même : vers 18 mois, l’enfant est capable d’imiter le grognement du cochon et de souffler avec son nez. Amusez-le en lui apprenant à souffler plus fort et montrez-lui le résultat dans le mouchoir et surtout dans sa capacité à mieux respirer. N’oubliez pas d’utiliser les mouchoirs en papier jetables pour éviter les nids à microbes, ainsi que le sérum physiologique ou l’eau de mer pour prévenir les irritations.
Dès les premières dents, mettez entre les mains de votre enfant une brosse à dents adaptée avec du dentifrice spécial junior. Là encore, rien ne vaut le modèle que représentent les parents. En grandissant, un brossage après chaque repas et au minimum deux fois par jour permet d’éliminer la plaque dentaire et les résidus de repas et de lutter contre les caries. L’utilisation d’un sablier peut aussi aider à se brosser les dents suffisamment longtemps pour que le brossage soit efficace.

 

Devenir propre, qu’est-ce que c’est ?


De la couche aux toilettes en passant par le pot et par la capacité à s’essuyer seul comme il faut, il faut compter plusieurs années.
Les premiers mois, les parents sont les garants d’une bonne hygiène intime puisqu’ils changent les couches et s’occupent de la toilette de leur enfant. L’apprentissage du pot, qui se fait en douceur vers 2 ans, permet à l’enfant de se rendre rapidement compte d’une sorte de rituel lié à la propreté : essuyage des parties intimes (d’avant en arrière pour les filles et les garçons), évacuation des matières fécales dans les toilettes, lavage des mains. Quand ces pratiques se répètent systématiquement, elles ont valeur d’automatismes pour l’enfant qui les acquiert comme tels.
Progressivement, vers 5 ans, l’enfant est capable d’aller seul aux toilettes, de s’essuyer convenablement jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun résidu sur le papier, de tirer la chasse et de se laver les mains avec du savon. Et quand on sait que cette autonomie par rapport aux toilettes est exigée à l’école dès 6 ans, on se dit qu’il vaut mieux l’apprendre aux enfants assez tôt, plutôt que de risquer une prolifération bactérienne et la saleté de ses sous-vêtements…


Trois questions à … Patricia Serin, psychologue-psychothérapeute

 

 

 

 

1- À partir de quel âge peut-on apprendre l’hygiène à un enfant ?


L’apprentissage de l’hygiène commence réellement au moment de celui de la propreté, qui représente la première acquisition de l’éducation, c’est-à-dire vers 18 mois. Il repose sur trois principes essentiels : l’exemplarité (il fait comme ses parents), le jeu et le plaisir. Si on le gronde ou qu’on essaie de le forcer, ça ne fera que le braquer.

 

2- Comment faire avec un enfant récalcitrant ?


On lui montre l’exemple et on introduit un côté ludique dans l’apprentissage. Il existe par exemple des savons rigolos, avec des objets à l’intérieur que l’on découvre à l’usage, des brosses à dents qui changent de couleur… On le valorise, on lui montre qu’il grandit, on lui laisse l’initiative aussi. Et pour le lavage des mains, on lui explique que c’est comme ça, qu’on ne passe pas à table sans les avoir propres. On reste ferme sans dramatiser.

 

3- Comment faire pour que l’hygiène devienne un automatisme (se laver les mains avant et après le repas/les toilettes…) ?


C’est l’apprentissage qui devient un rituel : si les bases sont données dès le plus jeune âge, l’enfant ne rechigne pas car il sait que c’est la règle. La notion de lavage sera naturelle et même associée au bien-être et au plaisir de faire comme les grands.


Les risques que fait courir un manque d’hygiène

 

 

Les caries


Les caries peuvent sévir dès l’âge de deux ans et demi en cas de manque d’hygiène. Un brossage correct au minimum deux fois par jour dès les premières dents et une visite annuelle chez le dentiste permettent de traiter les infections buccodentaires dès leur apparition et de limiter les interventions.

 

Les poux


Quelle école n’a pas été la cible des poux ? On a beau dire qu’il y a des « têtes à poux », le manque d’hygiène y est aussi pour beaucoup. Pour les éviter, rien de tel que surveiller la chevelure de votre enfant, la brosser et la peigner chaque jour. Lavez régulièrement ses cheveux et évitez les échanges de bonnets et d’écharpes. Enfin, changez le linge de la literie chaque semaine.

 

Les vers


Phobie des parents, les vers que l’on trouve dans les matières fécales font souvent leur apparition quand les enfants commencent à s’essuyer seuls… plus ou moins consciencieusement. Vérifiez régulièrement les selles de votre enfant et demandez conseil à votre médecin pour lui administrer un anthelminthique en prévention une à deux fois par an.

 


Source/Auteur : Marie BAZET, en collaboration
avec Patricia SERIN, psychologue-psychothérapeute.
Date : 15/09/2008


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