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jeudi 02 septembre 10 -
Information santé > Maladies > Liste des troubles et pathologies > Anorexie mentale : comment prévenir l’anorexie mentale avec santé pratique ?
L'anorexie mentale
Prévention
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Quels sont les mécanismes de l’anorexie ?


Ils sont multiples, génétiques et environnementaux. La transmission génétique est forte (autour de 70 %). L’association fréquente à d’autres troubles mentaux converge vers des anomalies touchant les échanges neuronaux. De nombreux gènes candidats sont étudiés.


Par-dessus la vulnérabilité génétique, s’imposent le contexte familial et l’environnement. D’une part l’histoire personnelle éprouve plus ou moins la personne, et la pousse ou pas hors de ses capacités d’adaptation aux événements. D’autre part, toute phase de croissance de l’individu implique un déséquilibre transitoire : interne dans l’organisme et externe avec l’environnement.

 

Il est plus ou moins bien surmonté en fonction des gènes activés à ce moment-là : l’adolescence est une période à risque à cause des bouleversements nombreux qui s’y produisent et révèlent les vulnérabilités sous-jacentes. L’explication psychanalytique évoque un conflit avec la mère, auquel la jeune fille répond par un refus volontaire de s’alimenter. Ce trouble de la relation mère-enfant et de la dualité amour-nourriture serait davantage la conséquence que la cause d’un développement psychique perturbé chez les filles (voire chez la mère qui peut être une ancienne anorexique/boulimique).

 

Quels sont les symptômes de l’anorexie mentale ?


Le trouble du comportement alimentaire est longtemps caché habilement par la patiente. Elle peut se faire vomir après un repas ou utiliser des laxatifs (médicaments destinés à accélérer le transit intestinal), des coupe-faim, des hormones thyroïdiennes et des amphétamines.


Quand la maigreur est manifeste, il est plus facile d’évoquer le diagnostic. L’alternance de périodes d’anorexie et de boulimie est fréquente mais pas immédiatement évocatrice.


L’absence ou disparition des règles (aménorrhée) quelques mois après la restriction alimentaire est un bon indicateur, car toujours présente. Elle s’associe à un refus de la sexualité (et de la féminité).
En contrepartie, on note une hyperactivité avec hyperinvestissement intellectuel, et dans 10 % des cas environ une addiction (drogue, médicaments, tabac, alcool). L’appauvrissement des relations sociales s’associe aux troubles de l’humeur (anxiété et dépression) et du sommeil.

  

Y a-t-il une prévention possible de l’anorexie ?


Il n’y en a pas pour l’instant. Cependant, on peut dépister précocement les premiers troubles alimentaires pour une meilleure prise en charge, surtout un désamorçage précoce des dégâts familiaux notamment si de telles situations sont déjà survenues dans la famille.


 


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à retenir



L’anorexie mentale est un trouble mental du comportement alimentaire qui consiste à limiter volontairement sa nourriture par peur de grossir, et par un souci éperdu de minceur. L’alternance avec des crises de boulimie est fréquente.