L'académie de médecine viens de sortir ses constats et recommendations sur la vitamine D. La vitamine D intervient dans l’absorption du calcium et du phosphore par les intestins, ainsi que dans leur réabsorption par les reins. Cette vitamine est donc très importante il convient donc de faire un point.
L’Académie nationale de médecine constate :
- La vitamine D joue un rôle prépondérant dans le métabolisme phosphocalcique (absorption intestinale du calcium et fixation du calcium dans l’os). La carence en vitamine D entraîne un rachitisme chez l’enfant et l’adolescent et une ostéomalacie ou une ostéopénie chez l’adulte ;
- La vitamine D aurait également d’autres effets : prévention dans le développement de certaines maladies infectieuses, de certaines maladies auto-immunes ou à composante auto-immnune (SEP, diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde et lupus), du syndrome métabolique chez l’enfant et chez l’adulte, du diabète de type 2 ; éventuel rôle dans la différentiation cellulaire en relation avec l’apparition de certains cancers ;
- En fonction du statut vitaminique D d’un individu défini par l’ensemble de la communauté scientifique internationale, le taux de 25OHD sérique doit être supérieur à 75 nmol/L (ou 30 ng/ml) pour admettre un statut vitaminique normal et ne pas dépasser 200nmol/L.
L’Académie nationale de médecine recommande :
- Une plus grande attention au statut vitaminique D de la population en France.
- L'adoption d'une méthode de référence de dosage de la 25OHD en France afin de pouvoir harmoniser les résultats obtenus.
- La mise en oeuvre d'études épidémiologiques afin de connaître l’état du statut vitaminique D dans la population française selon les régions, l’âge, le sexe et la saison, ce qui permettrait d’émettre des recommandations adaptées.
- La pratique plus fréquente du dosage de la 25OHD sérique au cours des maladies osseuses, digestives, intestinales ou rénales où il est justifié, couplé selon les cas au dosage de l’hormone parathyroïdienne sérique ;
- Une réévaluation des apports quotidiens en vitamine D, compte tenu de l’âge ;
- Une correction du déficit en vitamine D uniquement par supplémentation par voie orale afin de ne pas inciter les sujets concernés à prolonger leur exposition solaire ou à recourir à des cabines de bronzage dont on connaît le rôle majeur dans la survenue des cancers cutanés.
Cet apport semble pouvoir être constitué par des doses journalières (cf le tableau) ou par l’administration intermittente de doses cumulée mensuelles ou bimensuelles.
Ces recommandations ne tiennent pas compte de la pathologie de l’individu c’est-à -dire des maladies hépatiques, rénales, intestinales et osseuses.
Il est également rappelé qu’un supplément en vitamine D en absence d’un apport calcique adéquat peut se révéler inefficace pour la minéralisation osseuse.



