Comment cela se manifeste-t-il ?
L‘angioplastie est indiquée dans différentes maladies, cardiovasculaires notamment, touchant les artères.
L’athéromatose artérielle périphérique provoque un rétrécissement des artères des jambes par exemple, avec des douleurs à la marche, des troubles cutanés voire des ischémies artérielles (arrêt de la vascularisation) pouvant conduire à l’amputation.
Certaines hypertensions artérielles peuvent également être causées par un rétrécissement des artères rénales accessible à l’angioplastie (les médecins parlent d’hypertension rénovasculaire).
Les artères carotidiennes, qui alimentent le cerveau en sang, peuvent également se rétrécir et nécessiter un geste d’angioplastie. Leur rétrécissement est longtemps asymptomatique mais peut être une cause d’accident vasculaire cérébral.
Enfin, l’angioplastie la plus courante concerne la maladie coronarienne (rétrécissement des artères coronaires du cœur) se manifestant par des douleurs dans la poitrine, des anomalies électrocardiographiques voire un infarctus du myocarde.
Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
Il ne faut pas confondre angioplastie et pontage artériel, coronarien par exemple.
Ces deux interventions ont le même objectif : revasculariser une partie de l’organisme qui n’est plus assez approvisionnée en sang.
Le pontage consiste à contourner l’artère malade en créant un pont au-dessus de la zone obstruée. Il nécessite une intervention chirurgicale, avec une hospitalisation parfois longue et non dépourvue de risque. Cependant, dans certains cas l’angioplastie est impossible (lésions multiples non accessibles au ballonnet…) et le recours à la chirurgie est indispensable.
Y a-t-il une prévention possible ?
Le plus souvent, l’angioplastie fait suite à un rétrécissement ou une obstruction d’une artère dans le cadre d’une maladie cardiovasculaire.
La prévention passe donc par des changements de mode de vie : l’arrêt du tabac et une alimentation équilibrée pour limiter l'excès de cholestérol (graisses) sont des éléments essentiels pour limiter les facteurs de risque d’athérome.
Trente minutes d’activité physique (marche, jogging, vélo, natation…) 3 fois par semaine permettent en outre de lutter contre la sédentarité.