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Polyarthrite rhumatoïde, recherches et guérison

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Dans la Polyarthrite rhumatoïde, le système immunitaire « déréglé » traite les cellules de la membrane synoviale comme des agents agresseurs.

 

Il met en œuvre une stratégie de défense contre elles : un mécanisme inflammatoire afin de les détruire.

 

Pourquoi a-t-on une Polyarthrite rhumatoïde ?

 

Cette réaction auto-immune survient quand il y a la conjonction des facteurs de prédisposition (facteurs génétiques) et des facteurs d’environnement (antigène infectieux, stress, facteurs hormonaux…).


Les facteurs génétiques sont estimés responsables pour 30 % dans la survenue de la maladie. Les patients atteints de PR sont porteurs le plus souvent d’un antigène HLA DR4 et/ou HLA DR1. Mais dans la population générale, 20 à 30% des personnes en sont porteuses et ne sont pas malades. On ne peut donc pas utiliser ces marqueurs HLA pour savoir si on risque d’avoir la maladie ou poser le diagnostic. Le risque d’avoir une Polyarthrite rhumatoïde, lorsqu’on a un parent atteint, est de l’ordre de 4 %, et il reste du même ordre si on a ces marqueurs HLA.


La recherche génétique ne permet pas encore de bénéficier de tests intéressants pour avoir des informations prédictives de survenue de la maladie, dans les familles où un parent est atteint par exemple. Mais on pourra, probablement dans un proche avenir, établir un pronostic de gravité de la maladie et connaître les indications pour choisir le meilleur traitement en fonction des groupes de malades.

 

Comment stopper la Polyarthrite rhumatoïde ?

 

La Polyarthrite rhumatoïde, maladie auto-immune fréquente, provoque, en l’absence de soins, la destruction des articulations (cartilage, os, tendons et ligaments). On retrouve chez les personnes atteintes, les caractéristiques des maladies auto immunes : la présence d’auto anticorps (facteurs rhumatoïdes, anti-filagrine) sans raison apparente.


Les traitements actuels de la PR tentent de réduire ou de bloquer la réaction inflammatoire avant qu’elle n’ait atteint son but : la destruction de l’articulation. Les traitements classiques tentent de réduire les conséquences de l’inflammation et de la contenir.


Les nouveaux traitements (biothérapies) apparus ces dernières années et associés à ceux déjà existants, interviennent à différents niveaux de la cascade inflammatoire. Certains, prochainement à la disposition des médecins et des malades, pourraient agir très en amont, empêchant la chaîne des réactions, et au final, permettre une rémission plus ou moins durable dans le temps.

 


Quelles recherches pour la Polyarthrite rhumatoïde ?

 

D’importantes recherches portent sur les mécanismes de cette réaction inflammatoire afin de trouver des moyens de la stopper.


- Le premier stade de la réaction inflammatoire met en jeu un mécanisme vasculaire, qui est déclenché par la libération de substances dans la membrane synoviale. Une de ces substances provoque la dilatation de tous petits vaisseaux de la membrane et l’augmentation de l’afflux sanguin. C’est ce qui se traduit par la rougeur et la chaleur autour de l’articulation. Cette dilatation est également responsable du gonflement des tissus et de la compression/étirement des nerfs qui provoquent la douleur.

 

- Le deuxième stade de la réaction inflammatoire concerne le mécanisme cellulaire. Plusieurs types de cellules vont se déplacer vers la membrane synoviale pour attaquer les cellules de l’articulation considérées comme un agresseur. Parmi ces cellules, il y a des globules blancs et les lymphocytes qui vont s’organiser pour éliminer « l’ennemi ». Les lymphocytes communiquent entre eux par le biais de substances appelées cytokines (comme l’Interleukine-1 et le TNF alpha).

 

- Enfin, la dilatation des petits vaisseaux d’une part et l’arrivée de cellules dans la membrane synoviale, d’autre part, sont responsables de l’accumulation de substances chimiques : les protéines de l’inflammation qui constituent le mécanisme chimique de la réaction inflammatoire.

 

L’ensemble de ces mécanismes modifie la membrane synoviale qui s’épaissit et forme le panus qui prolifère, détruit le cartilage puis l’os. Il attaque également le tendon.

 

Le développement de la recherche dans la Polyarthrite rhumatoïde reste essentiel. Dans la PR, l’évolution  de l’érosion articulaire peut être rapide, modérée ou lente mais l’objectif primordial des recherches et des traitements, est d’empêcher la destruction articulaire car on ne peut pas greffer d’articulation et la chirurgie de remplacement est lourde et limitée.

 

Dépister les personnes susceptibles d’être atteintes d’une Polyarthrite rhumatoïde, mettre au point des gènes médicaments capables de « contrarier » la prédisposition génétique ou capables d’empêcher la réaction inflammatoire ou encore développer de nouveaux médicaments, du type biothérapies pour stopper très tôt l’inflammation (donc l’érosion) et permettre la rémission durable de la maladie, tels sont les enjeux d’aujourd’hui et de demain.


Quelle guérison pour la polyarthrite rhumatoïde ?

 

La « guérison » de la PR peut prendre de multiples visages, certains axes de recherche sont prometteurs mais personne ne peut dire actuellement d’où viendront les solutions d’une guérison et quand.


Mais déjà, la recherche permet d’entrevoir de nouvelles hypothèses de travail :


- pour mieux comprendre le réseau des mécanismes du système immunitaire et peut être pouvoir regrouper des familles de maladies auto-immunes ;


- pour trouver les moyens d’agir sur ces maladies.


Source/Auteur : Association Française de la Polyarthirte Rhumatoïde et des Rhumatismes Inflammatoires Chroniques
Date : 11/04/2012


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