Comment cela se manifeste-t-il ?
Les manifestations cutanées de base de l’acné sont des comédons plus ou moins inflammatoires.
Les comédons correspondent à des lésions rétentionnelles dans les follicules pilosébacés : il s’agit des classiques points noirs et des microkystes… Ces lésions peuvent devenir inflammatoires sous la forme de papules ou pustules (blanc jaunâtre) superficielles ou plus profondes (nodules > 5 mm sous la peau).
La peau est grasse et les lésions d’acné laissent des cicatrices définitives en cas de manipulations intempestives.
Le visage est le plus souvent touché, puis dos, cou et thorax peuvent être atteints.
Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
L’acné peut être provoquée par une hormonothérapie, comme une contraception hormonale contenant par exemple des progestatifs androgéniques.
Par ailleurs, en cas d’acné chez la femme, l’apparition de signes d’hyperandrogénie (voix rauque, pilosité excessive…) est fortement évocatrice d’une maladie endocrinienne et un avis médical est nécessaire.
Enfin, certains médicaments ou produits peuvent induire une acné, comme la cortisone ou certains épileptiques ou encore des crèmes comédogènes.
D’autres affections comme la rosacée ou les folliculites infectieuses peuvent aussi être confondues avec l’acné.
Y a-t-il une prévention possible ?
Quels que soient la forme d’acné et le traitement prescrit, des soins d’hygiène sont indispensables avec toilette une fois voire deux fois par jour avec des gels ou pains dermatologiques sans savon. L’application d’une crème hydratante doit respecter la peau acnéique.
Certains produits de camouflage ou de maquillage sont spécialement adaptés aux peaux acnéiques et sont non comédogènes.
En cas d’exposition solaire, une protection de la peau est recommandée (risque de réaction phototoxique des médicaments antiacnéiques, risque de pigmentation des cicatrices…).
Enfin, les lésions ne doivent pas être manipulées sous peine de provoquer des poussées inflammatoires et des surinfections.