Quels sont les risques et inconvénients de l’abdominoplastie ?
L’anesthésie générale est sans danger aujourd’hui. Les risques existent plutôt après l’intervention, principalement les phlébites et les embolies pulmonaires, d’où : le lever précoce après l’intervention, le port de bas de contention pendant et après l’intervention et parfois l’injection sous-cutanée d’un traitement anticoagulant. Les œdèmes (gonflements), ecchymoses (« bleus ») peuvent persister pendant 3 semaines. La sensibilité des zones décollées — d’aspect devenu plus ferme —au-dessus du pubis peut s’atténuer voire disparaître en plusieurs semaines, voire mois.
Quand une infection survient, c’est entre le 4e et le 8e jour. Elle se manifeste par une cicatrice rouge et douloureuse, avec un écoulement jaunâtre et un abcès. Le plus souvent ce sont des hématomes passés inaperçus qui sont en cause.
Il existe aussi un risque de nécrose cutanée.
L’abdominoplastie n’est pas une contre-indication à une grossesse ultérieure, même s’il est logiquement préférable de programmer cette intervention après les grossesses souhaitées.
Quels sont les délais, coût et remboursement d’une abdominoplastie ?
La patiente reçoit un devis « concernant un acte médicochirurgical à visée esthétique » signé du ou des chirurgiens devant réaliser tout ou partie de l’opération. Ce devis doit être conforme au décret n° 2005-777 du 11 juillet 2005.
S’ensuit un délai incompressible de réflexion obligatoire de 15 jours, indispensable au consentement éclairé de la patiente.
Les honoraires du chirurgien varient entre 3 000 et 5 000 euros, auxquels s’ajoutent les frais d’hospitalisation.
L’abdominoplastie n’est prise en charge par la Sécurité sociale qu’en cas de « dégradations majeures de la paroi abdominale antérieure avec tablier abdominal recouvrant partiellement le pubis : après amaigrissement pour obésité morbide, dans les suites de la chirurgie bariatrique, en postopératoire ou en postgravidique. » Le taux de prise en charge est alors toujours de 100 %. Mais il s’agit de 100 % du tarif dit d’autorité de la Sécurité sociale, en l’occurrence 266 euros. Cela comprend l’acte de chirurgie, l’aide opératoire, les 3 semaines de soins postopératoires, d’où la nécessité pour le chirurgien de facturer dans la plupart des cas des dépassements d’honoraires, plus ou moins bien remboursés au patient en fonction de sa mutuelle et du contrat souscrit.
Qui pratique l’abdominoplastie ?
À l’hôpital public ou en clinique privée accréditée, le chirurgien qui pratique l’abdominoplastie doit impérativement posséder la spécialité de « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique » reconnue par le Conseil de l’Ordre des médecins.
D’autres chirurgiens sont habilités à réaliser des actes de chirurgie esthétique, mais ils sont limités au cadre anatomique de la spécialité où ils sont inscrits au tableau de l’Ordre : chirurgie maxillofaciale par exemple.
Source/Auteur : Hélène Joubert
En collaboration avec le Dr Jean-Claude DARDOUR
Date : 24/04/2009
Revenir au sommaire